Un Marchand chargea un vaisseau de marchandise, et partit pour les Indes. Lorsqu'il mit à la voile, le vent était favorable et la Mer tranquille : mais à peine eut-il perdu le port de vue, que le vent changea tout-à-coup ; la Mer éleva ses vagues, poussa le navire sur un banc de sable et l'y fit échouer. Le Marchand vit périr toutes ses marchandises, et ne se sauva qu'avec peine sur quelques débris du vaisseau. Quelques jours après, comme il se promenait sur le rivage où il avait abordé, il vit la Mer calme, et qui semblait lui dire de se rembarquer de nouveau. " Perfide Mer, s'écria-t-il, c'est en vain que par une feinte tranquillité tu cherches à m'attirer. S'y fie qui voudra ; quant à moi, je n'ai point encore oublié de quelle manière tu m'as traité ces jours passés, je ne suis pas d'humeur à me fier une seconde fois à qui vient de me donner des preuves de son infidélité. "
CLIII. Des deux Coqs et du Faucon.
CLIV. Du Castor et des Chasseurs.
CLV. Du Berger et du Chien.
CLVI. De l'Avare et du Passant.
CLVII. Du Cerf et du Faon.
CLVIII. Du Renard et du Sanglier.
CLIX. Du Savetier Médecin.
CLX. De la Chauve-Souris et de la Belette.
CLXI. Du Trompette.
CLXII. Du Laboureur et de ses Chiens.
CLXIII. De l'Âne et du Lion chassant.
CLXIV. De la Vieille et de sa Servante.
CLXV. De l'Âne et du Cheval.
CLXVI. Du Paon et de la Pie.
CLXVII. Du Dauphin qui porte un Singe.
CLXVIII. Du Berger et du Louveteau.
CLXIX. Du Serpent conduit par sa queue.
CLXX. De Jupiter, d'Apollon et de Momus.
CLXXI. Du Boeuf et de la Vache.
CLXXII. Du Renard qui a perdu sa queue.
CLXXIII. Du Vigneron et de ses Enfants.
CLXXIV. De deux Chiens.
CLXXV. De la Mule.
CLXXVI. Du jeune Homme et de la Fortune.
CLXXVII. Du jeune Homme et de l'Hirondelle.
CLXXVIII. De l'Astrologue volé.
CLXXIX. De Jupiter et des Besaces.
CLXXX. De la Poule trop grasse.
A lire aussi:
Esope selon Avianus.
Esope selon Issac Nevelet.
La vie d' Esope d' après Planude.
La vie d'Esope d'après La Fontaine et illustrée.
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La ville et la campagne, enfin tout; il n'est rien-
Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a." 




