Je ne connais dans tout le recueil de La Fontaine que cinq ou six fables où brille éminemment la naïveté puérile ; par Jean-Jacques Rousseau. ...lire la suite. La Fontaine a mis a la fin de sa
XVe
fable, intitulée : La Mort et le
Malheureux, une note qui
confirme ce fait, sans que
Despréaux
y soit nommé
...lire la suite. Qu'on cherche ailleurs des débuts plus simples, plus vifs, plus nets, plus riches, d'un tour plus piquants. ...lire la suite.
Un Paysan avait dans sa maison une Idole à qui il rendait chaque jour de grands honneurs, et lui adressait des prières très ferventes. Il faisait des voeux pour prier ce Dieu domestique de lui donner des richesses et toutes les commodités de la vie ; mais le Dieu faisait la sourde oreille, et le Paysan devenait plus pauvre tous les jours . Enfin irrité contre cette idole, il la renversa, lui donna plusieurs coups, et la mit en poudre. L'Idole était creuse, il en sortit une grande quantité de pièces d'or et d'argent. Alors le Paysan s'adressant à la Statue : " En vérité, lui dit-il, tu es un Dieu bien avare et bien malin ; tu n'as pas fait semblant de m'écouter, et tu ne m'as fait aucun bien tandis que je t'ai rendu tous les honneurs dont j 'ai pu m'aviser ; et tu m'en fais maintenant que je t'ai mis en pièces, mais c'est par force et malgré toi. "