Je ne connais dans tout le recueil de La Fontaine que cinq ou six fables où brille éminemment la naïveté puérile ; par Jean-Jacques Rousseau. ...lire la suite. La Fontaine a mis a la fin de sa
XVe
fable, intitulée : La Mort et le
Malheureux, une note qui
confirme ce fait, sans que
Despréaux
y soit nommé
...lire la suite. Qu'on cherche ailleurs des débuts plus simples, plus vifs, plus nets, plus riches, d'un tour plus piquants. ...lire la suite.
Un Cheval richement paré, rencontra dans son chemin un pauvre Âne qui gémissait sous le poids de sa charge. Le Cheval, que son riche harnais rendait insolent, remplissait l'air de hennissements, et criait à l'Âne de se retirer et de lui faire place. L'Âne saisi de frayeur, se rangea promptement sans répliquer. Le Cheval allait à la guerre ; il en revint si harassé et si usé, que son maître le voyant hors d'état de lui rendre aucun service, le vendit à un Paysan qui le mit à un chariot pour porter du fumier. L'Âne le rencontra au bout de quelque temps, et lui demanda, tout étonné d'un changement si étrange, ce qu'il avait fait de son beau harnais, de sa riche housse, de son mors doré, qui le rendaient si fier et si superbe, et qui lui inspiraient tant de mépris pour ceux qui ne voudraient maintenant faire aucune comparaison avec lui.