Une Femme avait un ivrogne pour Mari. Voulant le délivrer de ce vice, elle imagina la ruse que voici. Quand elle le vit alourdi par l'excès de la boisson et insensible comme un mort, elle le prit sur ses épaules, l'emporta et le déposa au cimetière, puis elle partit. Quand elle pensa qu'il avait repris ses sens, elle revint au cimetière et heurta à la porte. L'ivrogne dit: " Qui frappe ? " La Femme répondit : " C'est moi, celui qui porte à manger aux morts. " Et l'autre: " Ce n'est pas à manger, l'ami, mais à boire qu'il faut m'apporter. Tu me fais de la peine en me parlant de nourriture au lieu de boisson. " Et la Femme se frappant la poitrine: " Hélas, malheureuse, dit-elle, ma ruse n'a servi de rien. Car toi, mon Mari, non seulement tu n'en es pas amendé, mais tu es devenu pire encore, puisque ta maladie est tournée en habitude ".
Cette fable montre qu'il ne faut pas s'attarder aux mauvaises actions, car même sans le vouloir, l'Homme est la proie de l'habitude.
CLXXXII. De la Biche et de la Vigne.
CLXXXIII. Du Laboureur et du Renard.
CLXXXIV. Du Palefrenier et du Cheval.
CLXXXV. De la Corneille et des Oiseaux.
CLXXXVI. Du Fermier et du Cygne.
CLXXXVII. De la Poule et du Chat.
CLXXXVIII. D'un Chasseur et d'un Berger.
CLXXXIX. D'un Âne chargé d'éponges.
CXC. De l'Aigle percé d'une flèche.
CXCI. Du Milan.
CXCII. D'une Femme.
CXCIII. Du Lion, du Sanglier et des Vautours.
CXCIV. De l'Âne qui porte une Idole.
CXCV. Des Loups et des Brebis.
CXCVI. Du Fleuve et de sa Source.
CXCVII. De la Femme qui tond sa Brebis.
CXCVIII. Du Bouvier et de la Chèvre.
CXCIX. Du Pilote.
CC. Du Corroyeur et du Financier.
CCI. D'un jeune Homme et de sa Maîtresse.
CCII. Du Chien du Maréchal.
CCIII. Du Berger et de la Brebis.
CCIV. D'une jeune Veuve.
CCV. De l'Aigle et de la Pie.
CCVI. Du Mourant et de sa Femme.
CCVII. Du Voleur et du pauvre Homme.
CCVIII. De l'Homme qui ne tient compte du trésor.
CCIX. Du Lièvre et de la Perdrix.
CCX. Du Vieillard qui se marie à contretemps.
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Esope selon Avianus.
Esope selon Issac Nevelet.
La vie d' Esope d' après Planude.
La vie d'Esope d'après La Fontaine et illustrée.
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La ville et la campagne, enfin tout; il n'est rien-
Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a." 




