Ln jeune Cavalier accourut au logis d'une Femme qu'il aimait éperdument. Sitôt qu'il y fut entré, il quitta son manteau, puis il se mit à parler de son amour, et passa ainsi la journée avec sa Belle. Le soir, comme il se retirait, l'autre lui fit entendre qu'elle avait besoin de quelque argent pour faire certaines emplettes : le Galant lui ouvrit sa bourse et aussitôt on la lui prit toute entière. Un moment après, la Dame eut si grande envie de la bague qu'il portait au doigt, qu'elle la lui demanda et l'eut. Alors le Cavalier, qui n'avait plus rien à donner, remit son manteau sur ses épaules, prit congé d'elle et sortit. Cependant, la Belle fondait en larmes et se désespérait. À ses cris, une de ses voisines, qui avait remarqué le départ du jeune Homme, accourut, et crut la consoler, en lui disant que son Amant ne tarderait guère à revenir. " Hé, ma chère ! s'écria l'autre toute désolée, ce n'est pas la personne que je regrette, c'est ce manteau que je lui vois remporter. "
CLXXXII. De la Biche et de la Vigne.
CLXXXIII. Du Laboureur et du Renard.
CLXXXIV. Du Palefrenier et du Cheval.
CLXXXV. De la Corneille et des Oiseaux.
CLXXXVI. Du Fermier et du Cygne.
CLXXXVII. De la Poule et du Chat.
CLXXXVIII. D'un Chasseur et d'un Berger.
CLXXXIX. D'un Âne chargé d'éponges.
CXC. De l'Aigle percé d'une flèche.
CXCI. Du Milan.
CXCII. D'une Femme.
CXCIII. Du Lion, du Sanglier et des Vautours.
CXCIV. De l'Âne qui porte une Idole.
CXCV. Des Loups et des Brebis.
CXCVI. Du Fleuve et de sa Source.
CXCVII. De la Femme qui tond sa Brebis.
CXCVIII. Du Bouvier et de la Chèvre.
CXCIX. Du Pilote.
CC. Du Corroyeur et du Financier.
CCI. D'un jeune Homme et de sa Maîtresse.
CCII. Du Chien du Maréchal.
CCIII. Du Berger et de la Brebis.
CCIV. D'une jeune Veuve.
CCV. De l'Aigle et de la Pie.
CCVI. Du Mourant et de sa Femme.
CCVII. Du Voleur et du pauvre Homme.
CCVIII. De l'Homme qui ne tient compte du trésor.
CCIX. Du Lièvre et de la Perdrix.
CCX. Du Vieillard qui se marie à contretemps.
A lire aussi:
Esope selon Avianus.
Esope selon Issac Nevelet.
La vie d' Esope d' après Planude.
La vie d'Esope d'après La Fontaine et illustrée.
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La ville et la campagne, enfin tout; il n'est rien-
Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a." 




