Je ne connais dans tout le recueil de La Fontaine que cinq ou six fables où brille éminemment la naïveté puérile ; par Jean-Jacques Rousseau. ...lire la suite. La Fontaine a mis a la fin de sa
XVe
fable, intitulée : La Mort et le
Malheureux, une note qui
confirme ce fait, sans que
Despréaux
y soit nommé
...lire la suite. Qu'on cherche ailleurs des débuts plus simples, plus vifs, plus nets, plus riches, d'un tour plus piquants. ...lire la suite.
Proverbes.
" Il n'y a si petit buisson qui ne porte son ombre." Il n'y a si petite chose qui ne puisse, dans l'occasion, avoir son importance, son mérite, ou même son danger. Les anciens disaient dans le même sens, et à peu près dans les mêmes termes, qu'un cheveu même peut faire ombre ; ils disaient encore :
Qu'une fourmi elle-même a sa colère. Nous avons nous-mêmes un autre proverbe familier qui exprime la même idée :
Petit homme abat grand chêne.
Je citerai enfin, comme développement complet de la même pensée, l'aphorisme suivant, qui n'est pas à négliger : Se persuader qu'un petit ennemi ne peut nous nuire,
c'est croire qu'une étincelle ne suffit pas pour
allumer un incendie.
G. Duplessis - 1851.
Mocharrafoddin Sadi ou Saadi.
Mocharrafoddin Sadi ou Saadi - ou Mucharrif al-Dïn Sadi ou Saadi.
le plus célèbre poète persan.
Saadi, grand poète Persan, est l'auteur du célèbre ouvrage nommé Gulistan ou "Jardin des Roses" .
Ce livre est composé de contes moraux , sociaux et de maximes , dont certains, sont encore utilisés par de nombreuses confréries dans l'enseignement du Soufisme.
Saadi est né à Shiraz en Perse en 1193 de notre ère. En hommage au prince Persan Saad Ben Zenghi, le père de l'auteur lui donna le nom de Saadi. Le prince Saad appartenait à la dynastie des Atabeks Salgaride.
Saadi après avoir fait ses études à Baghdad, il embrassa la vie spirituelle sous la direction d'un Sofi nommé Abdelkadir Guilani. Il fit le pélerinage à la mecque, dit-on , plusieurs fois. A l'âge de soixante ans il composa "Gulistan". Pendant les dernières années de sa vie , Saadi, se retira dans un ermitage qu'il avait fait bâtir près de Shiraz, il y resta jusqu'à la fin de sa carrière. Dans son ermitage il se consacra à la contemplation et l'adoration de Dieu. Tous les grands personnages de de la région venaient lui rendre visite et lui offraient des dons sur lesquels il se contentait de prendre juste ce qu'il lui était nécessaire , laissant tout le reste aux pauvres et aux nécessiteux.
Il mourut en 1291 , son tombeau existe encore de nos jours à Shiraz.
Un recueil de Saadi fut imprimé à Calcutta en deux volumes en 1791. Gulistan fut importé en Europe où il fut traduit dans plusieurs langues, la plus ancienne traduction date de 1674 par Du Ryer, Sieur de Malzair.
Le livre Gulistan est , en grande partie, un traité des moeurs des rois, par le prince des poètes Persans.
- Nous présentons quelques contes et quelques maximes du poète Saadi tirés de l'ouvrage : contes Persans, de Petis de La Croix - Chez Auguste Desrez - Paris 1840 , la traduction de Gulistan faite par L' Abbé Gaudin a été rectifiée par Pétis de La Croix.