Mocharrafoddin Sadi ou Saadi - ou Mucharrif al-Dïn Sadi ou Saadi. 

Le plus célèbre poète persan.     Saadi, grand poète Persan, est l'auteur du célèbre ouvrage nommé Gulistan ou "Jardin des Roses" .
Ce livre est composé de contes moraux , sociaux et de maximes , dont certains, sont encore utilisés par de nombreuses confréries dans l'enseignement du Soufisme.
    Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".Saadi est né à Shiraz en Perse en 1193 de notre ère. En hommage au prince Persan Saad Ben Zenghi, le père de l'auteur lui donna le nom de Saadi. Le prince Saad appartenait à la dynastie des Atabeks Salgaride. Saadi après avoir fait ses études à Baghdad, il embrassa la vie spirituelle sous la direction d'un Sofi nommé Abdelkadir Guilani. Il fit le pélerinage à la mecque, dit-on , plusieurs fois. A l'âge de soixante ans il composa "Gulistan". Pendant les dernières années de sa vie , Saadi, se retira dans un ermitage qu'il avait fait bâtir près de Shiraz, il y resta jusqu'à la fin de sa carrière. Dans son ermitage il se consacra à la contemplation et l'adoration de Dieu. Tous les grands personnages de de la région venaient lui rendre visite et lui offraient des dons sur lesquels il se contentait de prendre juste ce qu'il lui était nécessaire , laissant tout le reste aux pauvres et aux nécessiteux. Il mourut en 1291 , son tombeau existe encore de nos jours à Shiraz.
    Un recueil de Saadi fut imprimé à Calcutta en deux volumes en 1791. Gulistan fut importé en Europe où il fut traduit dans plusieurs langues, la plus ancienne traduction date de 1674 par Du Ryer, Sieur de Malzair.
    Le livre Gulistan est , en grande partie, un traité des moeurs des rois, par le prince des poètes Persans.

*** Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".

Notice sur le Gulistan, sur la vie et les écrits de Saadi.


Moseheddin Saadi, poëte persan, auteur du célèbre ouvrage intitulé Gulistan ou Le Jardin des roses, naquit à Schiraz vers l'an 589 de l'hégire (1193 de notre ère), et le nom de Saadi lui fut donné, à ce que l'on croit, parce que son père était attaché au prince persan Saâd Ben Zenghi. Ce prince appartenait à la dynastie des Atabeks Salgarides , qui a régné cent vingt ans sur la province de Fars et qui s'est éteinte en l'année 663 de l'hégire (1264 de notre ère).
Après avoir étudié à Bagdad dans le collège fondé par Nizam-Elmoulk, Saadi embrassa la vie spirituelle sous la direction d'un célèbre sofi nommé Abdelkadir Guilani et dont il parle dans ses ouvrages. Il fit avec lui le pèlerinage de la Mecque, et l'on assure qu'il réitéra quatorze fois cet acte de dévotion, que tout pieux musulman doit accomplir au moins une fois en sa vie, et même qu'il fit toujours à pied ce saint pèlerinage. L'auteur de l'Histoire des poëtes Persans cité par M. de Sacy nous apprend que Saadi passa trente années à étudier, que trente autres années furent employées à des voyages et qu'il passa encore trente années dans la retraite et les exercices de la piété. Il était en effet âgé de soixante ans lorsqu'il composa ses deux principaux ouvrages : Le Bostan et le Gulistan , et il nous fait connaître lui-même, dans la préface de ce dernier livre, qu'il le composa en l'année 656 de l'hégire (1258 J.-C). la suite....

Liens :

Contes et maximes de Saadi.

Chapitre I. Les Rois.
Chapitre II. Des moeurs des Derviches.
Maximes.
Gullistan, Le Boustan ou Verger par Saadi

contes Persans, de Petis de La Croix - Chez Auguste Desrez - Paris 1840 , la traduction de Gulistan faite par L' Abbé Gaudin a été rectifiée par Pétis de La Croix.
Contes Persans traduits en français par Petis de Lacroix - Paris 1840.
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