Analyses des fables .

Je ne connais dans tout le recueil de La Fontaine que cinq ou six fables où brille éminemment la naïveté puérile ; par Jean-Jacques Rousseau.
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La Fontaine a mis a la fin de sa XVe fable, intitulée : La Mort et le Malheureux, une note qui confirme ce fait, sans que Despréaux y soit nommé
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Qu'on cherche ailleurs des débuts plus simples, plus vifs, plus nets, plus riches, d'un tour plus piquants.
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Proverbes.
 " Il n'y a si petit buisson qui ne porte son ombre."
Il n'y a si petite chose qui ne puisse, dans l'occasion, avoir son importance, son mérite, ou même son danger. Les anciens disaient dans le même sens, et à peu près dans les mêmes termes, qu'un cheveu même peut faire ombre ; ils disaient encore : Qu'une fourmi elle-même a sa colère. Nous avons nous-mêmes un autre proverbe familier qui exprime la même idée : Petit homme abat grand chêne. Je citerai enfin, comme développement complet de la même pensée, l'aphorisme suivant, qui n'est pas à négliger : Se persuader qu'un petit ennemi ne peut nous nuire, c'est croire qu'une étincelle ne suffit pas pour allumer un incendie.
G. Duplessis - 1851.
 

 

 

 
Stanislas Julien. - contes et apologues Indiens - contes Chinois.


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Les Aveugles et l'Eléphant du Roi.
(Estimez la prudence.)




Dans le pays de Djamboûli, il y avait un rot nommé Adarcamoukha. Un jour, il dit à on de ses serviteurs : « Parcourez les diverses parties de mes États, ramassez tous les aveugles et amenez-les dans mon palais. »
Après avoir reçu cet ordre royal, le serviteur se mit en route, et ayant amené tous, les aveugles qu'il avait rencontrés, il les conduisit dans le palais et alla en informer le roi.
Le roi ordonna à son premier ministre d'emmener ces hommes et de leur montrer (sic) ses éléphants. Le ministre les conduisit dans récurie, leur montra, un à un, tous les éléphants, et leur ordonna de les toucher. L'un toucha une jambe, un autre l'extrémité de la queue, d'autres le ventre, les flancs, le dos, l'oreille, la tête, les défenses , le nez (la trompe). Après leur avoir tout montré, il les ramena auprès du roi. Le roi leur demanda : « Avez-vous vu ou non les éléphants?
— Nous les avons vus complètement, répondirent-ils.
— A quoi ressemblaient-ils? » demanda le roi.
Celui qui avait touché les jambes, dit : L'éléphant de notre illustre roi est comme une colonne ;
— Comme un balai, dit celui qui avait touché le bout de la queue ;
— Comme une branche d'arbre, dit celui qui avait touché le haut de la queue ;
— Comme une masse de terre, dit celui qui avait touché le ventre ;
— Comme un mur, dit celui qui avait touché les flancs;
— Comme le bord d'une montagne, dit celui qui avait touché le dos;
— Comme un large van, dit celui qui avait touché l'oreille ;
— Comme un mortier, dit celui qui avait touché la tète;
— Comme une corne, dit celui qui avait touché une défense ;
— Comme une grosse corde, » dit celui qui avait touché la trompe.
Cela dit, tous ceux qui avaient touché
l'éléphant se mirent à disputer entre eux (1).

(Extrait de l'ouvrage intitulé : Fo-choue-i-tso-king, livre I.)
(1) La même histoire se trouve en d'autres termes à la suite de celle-ci. Elle est extraite de San-hoéï-king-tsiet livre VIII.







 

 

 



 

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