Le Hibou et le Perroquet. (N'accusez pas les autres des malheurs qui vous arrivent par votre faute.)
Au commencement des Kalpas, il y avait un roi appelé Swranandî. Une fois, un hibou vint se poser sur le palais. Il aperçut un perroquet qui jouissait seul de l'amitié et de la faveur du roi, et lui demanda d'où lui venait ce bonheur.
« Dans l'origine, répondit-il, lorsque je fus admis dans le palais, je fis entendre une voix plaintive d'une douceur extrême; le roi me prit en amitié et me combla de bontés. Il me plaçait constamment à ses côtés et me mit un collier de perles de cinq couleurs. »
En entendant ces paroles, le hibou conçut une vive jalousie, « Eh bien ! dit-il après un moment de réflexion, je veux absolument chanter aussi pour plaire encore plus que Votre Seigneurie. Il faudra bien que lé roi me comble aussi d'amitié et de faveurs. »
Au moment où le roi venait de se livrer au sommeil, le hibou fit entendre sa voix. Le roi s'éveilla tout effaré, et, par l'effet de la terreur, tous les poils de son corps se hérissèrent. « Quel est ce cri ? demanda-t-il à ses serviteurs ; j'en suis tout ému et bouleversé.
— Sire, répondirent-ils, il vient d'un oiseau dont le cri est odieux; on l'appelle Ouloûka (un hibou). »
Sur-le-champ, le roi exaspéré envoya de différents côtés une multitude de gens pour chercher l'oiseau. Ses serviteurs eurent bientôt pris et apporté au roi le coupable volatile. Le roi ordonna de plumer le hibou tout vivant, de sorte qu'il éprouva de cuisantes douleurs et se sauva sur ses pattes. Quand il fut revenu dans la plaine, tous les oiseaux lui dirent : « Qui est-ce qui vous a mis dans ce piteux état? Le hibou, qui était gonflé de colère, se garda bien de s'accuser lui-même. « Mes amis, dit-il, c'est un perroquet qui est l'unique cause de mon malheur. »
Le Bouddha dit, à cette occasion : « Une belle voix a appelé le bonheur, une vilaine voix a attiré le malheur. Le châtiment du hibou est venu de sa propre sottise ; mais, au lieu de s'en prendre à lui-même, il a tourné sa colère contre le perroquet. »
(Extrait du livre intitulé : Tchang-tche-in-youeï-king (Svaranandî Grihapati soûtra), II° partie.)
Contes, fables, apologues :
Le Roi et le grand Tambour.
Le Laboureur qui a perdu son Fils.
Le Brahmane converti.
Le Hibou et le Perroquet.
Les Corbeaux et les Hiboux.
Le Religieux, la Colombe, le Corbeau, le Serpent venimeux et le Cerf.
Le Perroquet détenu du Roi.
Les Aveugles et l'Eléphant du Roi.
Dans vos réponses soyez polis et affables. Ici vous êtes chez vous, ce site est fait pour vous, participez, réagissez, enfin faites comme chez vous. Merci.
blog comments powered by








"J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique,-
La ville et la campagne, enfin tout; il n'est rien-
Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a." 



