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Stanislas Julien.

Poésies et de nouvelles chinoises.

 Julien (Stanislas) - est né à Orléans le 20 Septembre 1799 et mort à Paris le 14 février 1873,. Célèbre sinologue Français, il fit ses études à Orléans où il acquit une solide maitrise du grec et du latin. En 1821 il fut nommé professeur au Collège de France, peu de temps après il publia ( L'Enlèvement d'Hélène, poème de Coluthus) accompagnée d'une version latine entièrement revue., etc...
En 1824 il entreprit l'étude de la langue chinoise et il fut à même de publier Meng Tseu, vel Mencium, inter Sinenses philosophos ingenio, doctrina, nominisque claritate Confucio proximum, edidit, latina interpretatione et perpetuo commentario (dont un texte chinois lithographié). Cet ouvrage fit la réputation de Stanislas Julien comme sinologue.

Préface du traducteur : Stanislas Julien.

   J'ai trouvé, dans une Encyclopédie chinoise, les Contes et Apologues indiens que j'offre aujourd'hui au public. Cette découverte inattendue, amenée tout à coup par de savantes questions de mon honorable ami, M. Antoine Schiefier (membre de l'Académie des sciences de Saint-Pétersbourg), témoigne hautement des richesses de la littérature chinoise, trop négligée aujourd'hui.
Parmi les douze sections des livres bouddhiques, il en est une appelée Pi-yu, « Comparaisons ou Similitudes, » en sanscrit Avadânas. De plus, tous les morceaux qu'on va lire sont tirés, soit de Recueils indiens, qui portent précisément le même nom, soit d'ouvrages bouddhiques, composés en sanscrit, où ils figurent au même titre. C'est pour ce double motif, que je me suis cru autorisé à écrire le mot Avadânas eu tête de ma traduction, quoiqu'elle ait été rédigée sur un texte chinois.
L'ouvrage où j'ai puisé ces fables, allégories et historiettes indiennes, est intitulé Yu-lin, ou la Forêt des Comparaisons.
Suivant le grand catalogue de la bibliothèque impériale de Péking (1), « il a été composé par Youen-thaï surnommé Jou-hien, qui obtint, en 1565, le grade de docteur, et parvint plus tard au rang de président du ministère de la justice. Il recueillit, dans les livres anciens, tous les passages et les morceaux qui renfermaient des Comparaisons, et en forma un Recueil en vingt-quatre volumes, qu'il divisa en vingt classes ; puis , il subdivisa ces vingt classes en cinq cent quatre-vingts sec-tions,commençant chacune par un axiome de deux-mots qui en indique le sujet. L'auteur n'acheva cet ouvrage qu'après vingt ans d'un travail assidu. Il lut et dépouilla environ quatre cents ouvrages. Il a eu constamment le soin de citer, à la fin de chaque extrait, le titre de l'ouvrage d'où il l'a tiré, et en a souvent indiqué le sujet et la section. »
Après ces détails empruntés au grand catalogue de l'empereur Khien-long, je dois ajouter qu'à la suite des livres purement chinois, la table des matières donne les titres de deux cents ouvrages traduits du sanscrit, ou rédigés, d'après des textes indiens, par des religieux bouddhistes.
Dans le nombre de ces deux cents ouvrages, il s'en trouve onze d'où sont tirées la plupart des fables, allégories et historiettes bouddhiques que nous avons traduites.
En voici les titres :
1. Fo-choue-fan-mo-yu-king, le livre des Comparaisons relatives aux brahmanes et aux démons, expliqué par le Bouddha.
2. Fo-chouè-tsien-yu-king, le livre des Comparaisons tirées de la flèche, expliqué par le Bouddha.
3. Fo-choue-kiun-nieou-pi-king, le livre des Comparaisons tirées des bœufs, expliqué par le Bouddha.
4. Fo-choue-pi-yu-king, le livre des Comparaisons, expliqué par le Bouddha.
5. Fo-choue-i-yu-king, le livre des Comparaisons tirées de la médecine, expliqué par le Bouddha.
6. Tsa-pi-yu-king, le livre de mélanges de Comparaisons.
7. Khieou-tsa-yu-pi-king, l'ancien livre de mélanges de Comparaisons.
8. Pe-yu-king, le livre des cent Comparaisons.
9. Tchong-king-siouen-tsi-pi-yu-kingy le livre des Comparaisons rédigées d'après les livres sacrés.
10. O-yu-wang-pi-kingi le livre des Comparaisons du roi Açôka.
11. Fa-kiu-pi-jru-king, le livre des Comparaisons tirées des livres bouddhiques.
Ces onze ouvrages et les cent quatre-vingt-neuf autres, sont conservés dans la grande collection des livres bouddhiques, qui a été imprimée à Péking, en chinois, en mandchou, en mongol et en thibétain. Nos apologues sont d'autant plus précieux qu'il serait peut-être impossible de retrouver aujourd'hui, dans l'Inde, la plupart des originaux sanscrits sur lesquels ils ont été traduits.
L'éminent indianiste, M. Théodore Ben-fey, dont l'enseignement relevé et les savants travaux font le plus grand honneur à l'Université de Goettingue, publie actuellement une traduction allemande du Recueil de fables appelé le Pantchatantra, et se propose de donner ensuite une multitude de compositions du même genre, empruntées soit à des textes sanscrits inédits, soit aux récits légendaires des peuplades mongoles qui suivent encore la religion bouddhique (2).
Il y a quelques mois, j'ai eu l'honneur de communiquer à M. Th. Benfey une dizaine des fables que j'ai traduites. Ce savant orientaliste les a accueillies avec un intérêt extrême, et il avait l'intention de les incorporer (einverleiben) dans sa prochaine publication. J'aime à penser que le présent volume, qui précédera peut-être la seconde partie de son grand ouvrage, lui fournira l'occasion de faire des rapprochements littéraires d'une haute valeur, et probablement de remonter, par de profondes recherches, à l'origine même de la plupart des morceaux que j'ai traduits, lesquels, à l'exception de trois ou quatre, ne se trouvent point dans les recueils de contes et d'apologues indiens imprimés jusqu'à ce jour en diverses langues.
Malgré les prédictions flatteuses d'indianistes éminents et de littérateurs d'une grande autorité, que j'ai eu l'honneur de consulter, pour recueillir leurs opinions diverses et profiter de leurs conseils éclairés, j'ignore quel sera le sort de cette publication neuve et inattendue, qui fait revivre et remplace dans une certaine mesure, des originaux sanscrits, malheureusement perdus pour toujours. Si elle recevait un favorable accueil, je me sentirais encouragé à donner plus tard un second volume de Contes et d'Apologues indiens tirés d'une Encyclopédie purement bouddhique, intitulée Fa-youen-tchou-lin (La Forêt des perles du Jardin de la loi), et peut-être aussi, par la suite, un volume de Fables chinoises, dont personne jusqu'ici n'avait connu ni soupçonné l'existence dans la littérature du céleste empire.
On trouvera, à la fin de ce volume, plusieurs pièces d'un caractère original qui pourront donner, par avance, quelque idée du goût et du genre d'esprit qui régnent dans les fables purement chinoises(3). J'y ai ajouté une légende pleine d'intérêt, des poésies et des nouvelles chinoises.
Ces traductions, qui sont pour moi un délassement des travaux difficiles et pénibles qui m'ont occupé depuis plusieurs années, ne retarderaient pas d'une manière sensible la continuation des Voyages des Pèlerins bouddhistes, dont le troisième volume, qui termine les Mémoires de Hiouen-thsang sur Tlnde, a paru le 20 novembre 1858.
Stanislas Julien;.

(1) Sse-kou-thsiouen-chou-tsong-mo-ti-yao, livre CXXXVI, fol. 6.
(2) Voici le titre du grand ouvrage de M. Benfey : Pantschatantra : Fünf Bücher indischer Fabeln, Maerchen und Erzaehlungen. Ans dem Sanskrit übersetzt, mit Ammerkungen und Einleitung von Theodor Benfey. Erster Theil : Einleitung über das indische Grundwerk und dessen Ausflüsse, so wie über die Quellen und Verbreitung des Inhalts der-selben. — Zweiter-Theil : Uebersetzungen und An-merkungen.
(3) Ces fables sont tirées d'un Recueil in. 18 en 4 volumes, intitulé Siao-lin-kouang-ki « La forêt des contes pour rire. »

Contes, fables, apologues :

Le Roi et le grand Tambour.
Le Laboureur qui a perdu son Fils.
Le Brahmane converti.
Le Hibou et le Perroquet.
Les Corbeaux et les Hiboux.
Le Religieux, la Colombe, le Corbeau, le Serpent venimeux et le Cerf.
Le Perroquet détenu du Roi.
Les Aveugles et l'Eléphant du Roi.


Des cartes postale d'Orléans sont disponibles ici

  Des fabulistes et des conteurs :

 
  Jean-Pierre Claris de Florian :   Jean-Pierre Claris de Florian est né à Florian près de Sauve, dans les Cévennes, le 6 mars 1755, perd sa mère très jeune, probablement à l'âge de deux ans.
     Familier du château de Sceaux et protégé de Voltaire (son oncle). Lauréat de l'Académie, le 6 mars 1788, Florian atteignit le sommet de sa gloire en y entrant , remplaçant le cardinal de Luynes.
     Banni de Paris pendant la Révolution, il fut emprisonné sous la Terreur. Il échappera à la guillotine lors de la chute de Robespierre, puis relaché au 9 thermidor ; Un an après il mourut des souffrances endurées pendant son emprisonnement, il avait alors 39 ans.
     Florian a écrit, entre-autres plusieurs fables, preque aussi belles que celles de La Fontaine, des pièces de théâtre ainsi qu' une traduction de Cervantès.
   Malade, Florian meurt à Sceaux, le 13 septembre 1794 .

  Etienne Fumars :
Etienne Fumars, fabuliste français, né près de Marseille, le 22 Octobre 1743, décédé en 1806 à Copenhague. Professeur des belles-lettres françaises à l'Université de Kiel de cette ville. Auteur de fables et de poésies diverses

   Marceline DESBORDES-VALMORE (Marceline DESBORDES :      Marceline DESBORDES-VALMORE (Marceline DESBORDES , dame), femme poète, née à Douai, en 1787 , fut d'abord cantatrice (1806 à 1817) en province et à l'Opéra-Comique.
Devenue auteur, elle a écrit : Élégies et romances (1818), Poésies (1829), les Pleurs (1833), Pauvres fleurs! (1839), Contes en vers (1840), Bouquets et prières (1843). Elle a en outre publié quelques romans et volumes de prose. —Mme Desbordes-Valmore est morte le 23 juillet.
    Marie-Catherine Le Jumel de Barneville : ... est née en 1650 à Barneville. La comtesse d'Aulnoy est l'auteur des contes de fées, contes très agréables. Elle est la fille de Jumel de Barneville. Mariée à contre-coeur à François de la Mothe, comte d'Aulnoy suite à un arangement de famille , elle aura cinq enfants avec lui.
   Son mari, le comte d'Aulnoy fut accusé de lèze-majesté, enfermé et menacé de perdre la tête, avant qu'un de ses trois accusateurs , pris de remords, n'avoua la calomnie. Madame d'Aulnoy doit se réfugier en Angleterre pour fuir la justice. Elle revient en France en 1685 suite au pardon du roi Louis XIV.
   La comtesse était une belle femme avec beaucoup d'esprit, et une grande éloquence. Elle était la nièce de la célèbre madame Desloges et la mère de madame de Héere.....
 
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