Je ne connais dans tout le recueil de La Fontaine que cinq ou six fables où brille éminemment la naïveté puérile ; par Jean-Jacques Rousseau. ...lire la suite. La Fontaine a mis a la fin de sa
XVe
fable, intitulée : La Mort et le
Malheureux, une note qui
confirme ce fait, sans que
Despréaux
y soit nommé
...lire la suite. Qu'on cherche ailleurs des débuts plus simples, plus vifs, plus nets, plus riches, d'un tour plus piquants. ...lire la suite.
Proverbes.
" Il n'y a si petit buisson qui ne porte son ombre." Il n'y a si petite chose qui ne puisse, dans l'occasion, avoir son importance, son mérite, ou même son danger. Les anciens disaient dans le même sens, et à peu près dans les mêmes termes, qu'un cheveu même peut faire ombre ; ils disaient encore :
Qu'une fourmi elle-même a sa colère. Nous avons nous-mêmes un autre proverbe familier qui exprime la même idée :
Petit homme abat grand chêne.
Je citerai enfin, comme développement complet de la même pensée, l'aphorisme suivant, qui n'est pas à négliger : Se persuader qu'un petit ennemi ne peut nous nuire,
c'est croire qu'une étincelle ne suffit pas pour
allumer un incendie.
G. Duplessis - 1851.
Loqman.
Loqmān :
Textes en Arabe de Ali-Tchelebi ibn-Salih (15..?-1543)
Loqman, Lokman , lukman ou Locman, grand fabuliste oriental, mena une vie mysthique et mystérieuse. Ses fables furent publiées par Epernius "Arabe - Latin" en 1615.
Loqman est l'auteur d'un grand nombre d'apologues qui ont fini de jouir d'une grande célébrité dans tout l'Orient. La réputation de Locman s'est répandue jusqu'en Europe.
On dit qu'il reçut de Dieu un don de sagesse , il n'y a qu'a lire ses fable pour s'en convaincre. L'auteur de la Poule aux Oeufs d'Or, reste dans l'histoire des fabulistes comme l'un des plus grands. On demanda un jour à Locman comment il était devenu si prudent et si éclairé; il répondit : « En étant toujours fidèle à la vérité, en gardant inviolablement ma parole, et en ne me mêlant que de ce qui me regardait. » - A la question d'où venait sa sagesse ? il répondit : « En suivant l'exemple des aveugles, qui n'envoient jamais le pied sans avoir tâté le terrain. » A La question qui lui avait enseigné la vertu ? : « Les méchants, par l'horreur que m'ont inspirée leurs vices. »
Aujourd'hui, les Orientaux, lorsqu'ils veulent parler d'une personne sage et prudente, ils citent Loqman par un de ses proverbes "Amthals". La Fontaine raconte, d'après Ésope, l'histoire de cette poule inappréciable, que son propiétaire tua , croyant trouver un trésor dans son corps. Lokman avait dit simplement :
« Certaine femme avait une poule, qui chaque jour lui pondait un œuf d'argent, Si j'augmentais sa nourriture, dit la femme en elle-même, elle en pondrait deux. La portion fut doublée; mais la poule en creva.
"Tel veut doubler ses intérêts qui perd le capital."
Loqman et les autres fabulistes :
On trouve plusieurs ressemblances entre lui et Ésope, dans ses fables écrites en arabe, et celles écrites par le fabuliste grec. Lokman aurait écrit les originaux des fables suivantes et de plusieurs autres plus ou moins connues dont : "Le Buisson", une fable dédaignée par La Fontaine mais que La Motte reprit à son compte .