Je ne connais dans tout le recueil de La Fontaine que cinq ou six fables où brille éminemment la naïveté puérile ; par Jean-Jacques Rousseau. ...lire la suite. La Fontaine a mis a la fin de sa
XVe
fable, intitulée : La Mort et le
Malheureux, une note qui
confirme ce fait, sans que
Despréaux
y soit nommé
...lire la suite. Qu'on cherche ailleurs des débuts plus simples, plus vifs, plus nets, plus riches, d'un tour plus piquants. ...lire la suite.
Proverbes.
" Il n'y a si petit buisson qui ne porte son ombre." Il n'y a si petite chose qui ne puisse, dans l'occasion, avoir son importance, son mérite, ou même son danger. Les anciens disaient dans le même sens, et à peu près dans les mêmes termes, qu'un cheveu même peut faire ombre ; ils disaient encore :
Qu'une fourmi elle-même a sa colère. Nous avons nous-mêmes un autre proverbe familier qui exprime la même idée :
Petit homme abat grand chêne.
Je citerai enfin, comme développement complet de la même pensée, l'aphorisme suivant, qui n'est pas à négliger : Se persuader qu'un petit ennemi ne peut nous nuire,
c'est croire qu'une étincelle ne suffit pas pour
allumer un incendie.
Un jour le buisson dit au jardinier : « Si j'avais quelqu'un qui prit soin de moi, et qui, me plantant au milieu du jardin, m'arrosât et me cultivât, les rois me rechercheraient certainement et contempleraient mes fleurs et mes fruits. » Le jardinier le prit alors et le planta au milieu du jardin dans la meilleure terre, et chaque jour il l'arrosait deux fois. Mais les épines du buisson s'étendirent et se fortifièrent, ses branches s'élevèrent au-dessus de tous les arbres d'alentour, ses racines s'enfoncèrent profondément dans le sol, le jardin fut rempli d'épines, de sorte que personne ne pouvait y pénétrer. Cette fable s'adresse à celui qui fréquente le méchant : toutes les fois qu'on l'honore, sa méchanceté et son obstination s'augmentent; toutes les fois qu'on lui fait du bien, il vous rend le mal.