Le Chameau et le Buisson.

 Un Chameau paissait dans un désert et broutait les chardons et les orties. Il vint auprès d'un buisson aussi épais que la chevelure d'une jeune fille , frais et agréable comme les joues d'un adolescent. Lorsqu'il allongeait le col pour en goûter, il apperçut un énorme serpent qui, roulé comme un anneau , s'était blotti au fond de ce buisson ; il recula promptement en détournant la tête , et son envie se passa. Le Buisson s'imagina que ce mouvement était l'effet de la crainte inspirée par la vue de ses épines ; le Chameau, piqué d'une telle vanité, lui dit : " Ne vois-tu pas que c'est le serpent caché sous ton feui llage qui m'en impose, et non pas l'officieux qui lui prête un asyle , je crains plus le dard d'un serpent que toutes les épines des buissons. Rends grâces à l'hôte redoutable qui s'est retiré chez, toi , sans lui je ne ferais qu'une bouchée de ton corps. "
    Rien d'étonnant que l'homme brave craigne les méchans ; ce n'est ni leur force ni leur courage , mais leur perfidie qui les rend redoutables. A coup sûr celui qui ne veut point mettre le pied sur la cendre , craint le feu qu'elle recèle.

Pages à lire :

Jean de la Fontaine : Le Chameau et les Bâtons flottants.





 


 

 

Contes de Ferdoussy .

Un Loup et un Renard
La Tortue et le Scorpion.
Le Rat et l'Epicier.
Le Chien et le Renard.
Le Chien et le morceau de pain.
Le Chameau et le Buisson.

Le Moraliste.

Les Rois.

***De Jami, Firdawsi Traduit par (Louis), Langlès, Louis Mathieu Langlès Publié 1788 Chez Royez


Articles et fabulistes à voir...
Portrait biographique de Jean de La Fontaine . Sa jeunesse.
— Jean de la Fontaine naquit, le 8 juillet 1621, à Château-Thierry. Son père était maître des eaux et forêts, et sa mère, Françoise Pidoux, fille d'un bailli de Coulommiers. Son éducation paraît avoir été fort négligée; on lui laissait lire, à l'aventure, tout ce qui lui tombait sous la main; et, de bonne heure, il prit l'habitude d'obéir à son caprice ou aux impressions du moment. Quelques livres de piété prêtés par un chanoine de Soissons ayant ému son imagination, il crut d'abord qu'il avait du goût pour l'état ecclésiastique ; et, vers sa vingtième année, il entrait à l'institut de l'Oratoire, puis au séminaire de Saint-Magloire, à Paris1. Mais il s'aperçut vite de sa méprise, et en 1641 revint chez son père, la suite....

La continuation des Mille et une Nuits.
Avant de parler de la continuation des Mille et une Nuits qu’on publie aujourd’hui, il est nécessaire de dire quelque chose de l’original arabe, et de la partie déjà traduite par M. Galland.
Les manuscrits complets des Mille et une Nuits sont rares, non-seulement en Europe, mais même en Orient ; et tous ne se ressemblent pas exactement. La Bibliothèque Impériale de Paris possède deux exemplaires des Mille et une Nuits, qui sont tous deux fort incomplets. la suite ...

La Moralité de chaque Fable de La Fontaine développée et prouvée par un trait historique ou biographique.
En publiant le La Fontaine en action, nous n'avons qu'un but, c'est de vulgariser l'admirable morale des maximes du grand fabuliste, en les appuyant d'un exemple qui les fixe plus facilement et plus profondément dans l'esprit des jeunes gens ; c'est en un mot de leur venir en aide pour qu'ils fassent d'eux-mêmes l'application de la règle, et profitent des excellents conseils de cet écrivain immortel. Les exemples choisis, se rapportant pour la plupart aux grands faits historiques , la suite....

Origine des fables de Jean de la Fontaine.
Je n'hésiterais donc pas à regarder comme empruntés par La Fontaine tous les sujets qu'il renferme et que l'on retrouve dans les six premiers livres de notre fabuliste, si Phèdre et Horace n'en réclamaient pas un certain nombre : ce n'est pas sans balancer que j'indique les quatre fables suivantes comme ayant leurs sources dans les satires et dans les épîtres du lyrique latin.. la suite....

Franc-Nohain:
Maurice Étienne Legrand, dit Franc-Nohain, né le 25 octobre 1872 à Corbigny et mort le 18 octobre 1934 à Paris, avocat, sous-préfet, écrivain, librettiste, poète.
Il choisit Nohain comme nom en hommage au cours d'eau traversant Donzy, lieu de ses vacances d'enfance. Avec André Gide et Pierre Louÿs , il fonde "Potache revue" la suite.... .

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