La Tortue et le Scorpion.

Un Scorpion muni de son venin natutel, l'aiguillon funeste caché dans son carquois , entreprit un voyage. Arrivé sur les bords drun large fleuve , il fallut s'arrêter là ; quoiqu'il lui fût impossible d'avancer, il ne voulait point cependant retourner sur ses pas. Une officieuse Tortue , témoin de son embarras , eut pitié du triste voyageur. Elle le fit monter sur son dos ; s'étant mise dans l'eau , elle nageait tranquillement les yeux fixés sur l'autre bord. Tout à coup un bruit frappa son oreille , il semblait que le Scorpion lançait quelque chose sur sa coquille ; Elle demanda qu'est-ce que l'on entend ? Rien , dit l'animal venimeux ; c'est le bruit de mon dard que je lance contre ta coquille. Je sais combien cet effort est inutile >,mais que veux-tu ? mon naturel l'emporte. » Notre amphybie au dos de pierre , dit alors en elle-même : Certes , je ne saurais faire une plus belle œuvre que de délivrer ce traître de ses funestes habitudes , et de mettre les bons à l'abri de ses méchancetés.» Aussi-tôt elle plongea et les flots entraînèrent son perfide compagnon. Il fut porté dans des endroits où personne , dit-on, n'avait été avant lui.
    Tout protégé, qui dans ce séjour de crimes et de discordes , se rend coupable à chaque instant de quelques fourberies , doit être submergé dans l'abyme de la destruction ; c'est le plus sûr moyen de corriger ses criminelles inclinations et de purger la société.

Pages liées :

Loqman : L'Enfant et le Scorpion.




 


 

 

Contes de Ferdoussy .

Un Loup et un Renard
La Tortue et le Scorpion.
Le Rat et l'Epicier.
Le Chien et le Renard.
Le Chien et le morceau de pain.
Le Chameau et le Buisson.

Le Moraliste.

Les Rois.

***De Jami, Firdawsi Traduit par (Louis), Langlès, Louis Mathieu Langlès Publié 1788 Chez Royez


Articles et fabulistes à voir...
Portrait biographique de Jean de La Fontaine . Sa jeunesse.
— Jean de la Fontaine naquit, le 8 juillet 1621, à Château-Thierry. Son père était maître des eaux et forêts, et sa mère, Françoise Pidoux, fille d'un bailli de Coulommiers. Son éducation paraît avoir été fort négligée; on lui laissait lire, à l'aventure, tout ce qui lui tombait sous la main; et, de bonne heure, il prit l'habitude d'obéir à son caprice ou aux impressions du moment. Quelques livres de piété prêtés par un chanoine de Soissons ayant ému son imagination, il crut d'abord qu'il avait du goût pour l'état ecclésiastique ; et, vers sa vingtième année, il entrait à l'institut de l'Oratoire, puis au séminaire de Saint-Magloire, à Paris1. Mais il s'aperçut vite de sa méprise, et en 1641 revint chez son père, la suite....

La continuation des Mille et une Nuits.
Avant de parler de la continuation des Mille et une Nuits qu’on publie aujourd’hui, il est nécessaire de dire quelque chose de l’original arabe, et de la partie déjà traduite par M. Galland.
Les manuscrits complets des Mille et une Nuits sont rares, non-seulement en Europe, mais même en Orient ; et tous ne se ressemblent pas exactement. La Bibliothèque Impériale de Paris possède deux exemplaires des Mille et une Nuits, qui sont tous deux fort incomplets. la suite ...

La Moralité de chaque Fable de La Fontaine développée et prouvée par un trait historique ou biographique.
En publiant le La Fontaine en action, nous n'avons qu'un but, c'est de vulgariser l'admirable morale des maximes du grand fabuliste, en les appuyant d'un exemple qui les fixe plus facilement et plus profondément dans l'esprit des jeunes gens ; c'est en un mot de leur venir en aide pour qu'ils fassent d'eux-mêmes l'application de la règle, et profitent des excellents conseils de cet écrivain immortel. Les exemples choisis, se rapportant pour la plupart aux grands faits historiques , la suite....

Origine des fables de Jean de la Fontaine.
Je n'hésiterais donc pas à regarder comme empruntés par La Fontaine tous les sujets qu'il renferme et que l'on retrouve dans les six premiers livres de notre fabuliste, si Phèdre et Horace n'en réclamaient pas un certain nombre : ce n'est pas sans balancer que j'indique les quatre fables suivantes comme ayant leurs sources dans les satires et dans les épîtres du lyrique latin.. la suite....

Franc-Nohain:
Maurice Étienne Legrand, dit Franc-Nohain, né le 25 octobre 1872 à Corbigny et mort le 18 octobre 1934 à Paris, avocat, sous-préfet, écrivain, librettiste, poète.
Il choisit Nohain comme nom en hommage au cours d'eau traversant Donzy, lieu de ses vacances d'enfance. Avec André Gide et Pierre Louÿs , il fonde "Potache revue" la suite.... .

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