Analyses des fables .  

Je ne connais dans tout le recueil de La Fontaine que cinq ou six fables où brille éminemment la naïveté puérile ; par Jean-Jacques Rousseau.
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La Fontaine a mis a la fin de sa XVe fable, intitulée : La Mort et le Malheureux, une note qui confirme ce fait, sans que Despréaux y soit nommé
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Qu'on cherche ailleurs des débuts plus simples, plus vifs, plus nets, plus riches, d'un tour plus piquants.
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Proverbes.
 " Il n'y a si petit buisson qui ne porte son ombre."
Il n'y a si petite chose qui ne puisse, dans l'occasion, avoir son importance, son mérite, ou même son danger. Les anciens disaient dans le même sens, et à peu près dans les mêmes termes, qu'un cheveu même peut faire ombre ; ils disaient encore : Qu'une fourmi elle-même a sa colère. Nous avons nous-mêmes un autre proverbe familier qui exprime la même idée : Petit homme abat grand chêne. Je citerai enfin, comme développement complet de la même pensée, l'aphorisme suivant, qui n'est pas à négliger : Se persuader qu'un petit ennemi ne peut nous nuire, c'est croire qu'une étincelle ne suffit pas pour allumer un incendie.
G. Duplessis - 1851.
 

 

 

 
Avianus.




Avianus Flavius.

IIe ou IVe siècle.
Fables en Latin et en français.


   Avianus Flavius, poète latin vivait environ l'an 160 de notre ère. Il a été souvent confondu avec Avienus Rufus Festus. Les fables d'Avianus ont été dédiées à un certain Théodose que des écrivains ont pris pour l'empereur du même nom. Avianus nous apprend que ce Théodose était un homme lettré et qui s'occupait des poésies grecques et latines. Les oeuvres d'Avianus ont été imprimées la première fois en 1494 à Deventer (Hollande) par Jacques Breda sous le titre d'Apologus Aviani civis romani.
    A la suite des désastres causés à la république des lettres par l'invasion des Barbares, les fables d'Avienus ne tardèrent pas à sortir des ruines . Ces ouvrages si précieux, semblaient entièrement perdus pour nous. Il est dit-on l'un des derniers auteurs qui écrivirent avant cette funeste catastrophe.

Tout ce qui a rapport à lui ne nous est présentie qu'avec la plus grande incertitude. Une épitre qu'il adresse à un certain Théodose et qu'on lui attribue, non sans raison, peut nous éclairer un peu sur celui de ses ouvrages qui nous intéresse le plus, et qui semble être le seul échappé au naufrage qui enleva tous les autres.

    Avianus fut un disciple de Macrobe, grammairien contemporain de Marc Aurèle, un auteur païen, adversaire invétéré de la religion chrétienne à qui  fut dédié le livre de fables sous le nom de "Ambrosius Macrobius Theodosius".
    On croit qu'Avianus était Italien, quelques-uns disent Espagnol, et qu'il vivait sous le règne de Théodose le jeune, de Marcian et de Léon. Les fables d'Avianus sont au nombre de 42 et imitées de celles d' Esope. Elles sont en vers élégiaques, et le style annonce la décadence presque complète de la langue latine : dans le peu de lignes qu'il écrit à Théodose, il nous donne des renseignements précieux sur Babrius et sur Phèdre.
Deux manuscrits de la Bibliothèque du Roi nous prouvent qu'il partagea l'honneur d'être mis en prose, avec les deux auteurs dont il a parlé.

  A lire aussi Esope selon Nevelet

Les 42 fable d'Avianus Flavius.

En latin et en français.
Epistula

   






 

 

 



Lien.
La traduction française des fables d'Avianus provient de sflt.ucl.ac.be/


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