De vento et sole.

Immitis Boreas placidusque ad sidera Phoebus
Iurgia cum magno conseruere Iove,
Quis prior inceptum peragat: mediumque per orbem
Carpebat solitum forte viator iter.
Convenit hanc potius liti praefigere causam,
Pallia nudato decutienda viro.
Protinus impulsus ventis circumtonat aether
Et gelidus nimias depluit ymber aquas:
Ille magis lateri duplicem circumdat amictum,
Turbida submotos quod trahit ora sinus.
Sed tenues radios paulatim increscere Phoebus
Iusserat, ut nimio surgeret igne iubar,
donec lassa volens requiescere membra, viator
deposita fessus veste sederet humi.
tunc victor docuit praesentia numina Tytan,
Nullum praemissis vincere posse minis.

Borée et le Soleil.

   Le violent Borée et Phébus, le paisible joueur de cithare, eurent entre eux une grande dispute sur le ton de la plaisanterie pour savoir qui des deux viendrait le premier à bout d'une tâche. Par hasard dans la campagne un voyageur suivait sa route accoutumée. Ils convinrent de choisir comme objet du différend l'entreprise de forcer l'homme à se dépouiller de son manteau. Aussitôt le vent se déchaîne et remplit le ciel de son fracas et une pluie glaciale tombe à torrents. Le voyageur s'enveloppe doublement de son manteau, avec d'autant plus de soin que le souffle de la tempête en écarte et en tiraille les plis. Mais les rayons du soleil encore faibles prennent peu à peu de la force, par la volonté de Phébus, au point que leur ardeur devint excessive, jusqu'à ce que le voyageur, épuisé de fatigue et voulant reposer ses membres las, quitta ses vêtements et s'assit à terre. Alors le Soleil victorieux montra aux dieux, témoins de leur querelle, que l'on ne peut vaincre en commençant par des menaces.



 

Articles et fabulistes à voir...
Portrait biographique de Jean de La Fontaine . Sa jeunesse.
— Jean de la Fontaine naquit, le 8 juillet 1621, à Château-Thierry. Son père était maître des eaux et forêts, et sa mère, Françoise Pidoux, fille d'un bailli de Coulommiers. Son éducation paraît avoir été fort négligée; on lui laissait lire, à l'aventure, tout ce qui lui tombait sous la main; et, de bonne heure, il prit l'habitude d'obéir à son caprice ou aux impressions du moment. Quelques livres de piété prêtés par un chanoine de Soissons ayant ému son imagination, il crut d'abord qu'il avait du goût pour l'état ecclésiastique ; et, vers sa vingtième année, il entrait à l'institut de l'Oratoire, puis au séminaire de Saint-Magloire, à Paris1. Mais il s'aperçut vite de sa méprise, et en 1641 revint chez son père, la suite....

La continuation des Mille et une Nuits.
Avant de parler de la continuation des Mille et une Nuits qu’on publie aujourd’hui, il est nécessaire de dire quelque chose de l’original arabe, et de la partie déjà traduite par M. Galland.
Les manuscrits complets des Mille et une Nuits sont rares, non-seulement en Europe, mais même en Orient ; et tous ne se ressemblent pas exactement. La Bibliothèque Impériale de Paris possède deux exemplaires des Mille et une Nuits, qui sont tous deux fort incomplets. la suite ...

La Moralité de chaque Fable de La Fontaine développée et prouvée par un trait historique ou biographique.
En publiant le La Fontaine en action, nous n'avons qu'un but, c'est de vulgariser l'admirable morale des maximes du grand fabuliste, en les appuyant d'un exemple qui les fixe plus facilement et plus profondément dans l'esprit des jeunes gens ; c'est en un mot de leur venir en aide pour qu'ils fassent d'eux-mêmes l'application de la règle, et profitent des excellents conseils de cet écrivain immortel. Les exemples choisis, se rapportant pour la plupart aux grands faits historiques , la suite....

Origine des fables de Jean de la Fontaine.
Je n'hésiterais donc pas à regarder comme empruntés par La Fontaine tous les sujets qu'il renferme et que l'on retrouve dans les six premiers livres de notre fabuliste, si Phèdre et Horace n'en réclamaient pas un certain nombre : ce n'est pas sans balancer que j'indique les quatre fables suivantes comme ayant leurs sources dans les satires et dans les épîtres du lyrique latin.. la suite....

Franc-Nohain:
Maurice Étienne Legrand, dit Franc-Nohain, né le 25 octobre 1872 à Corbigny et mort le 18 octobre 1934 à Paris, avocat, sous-préfet, écrivain, librettiste, poète.
Il choisit Nohain comme nom en hommage au cours d'eau traversant Donzy, lieu de ses vacances d'enfance. Avec André Gide et Pierre Louÿs , il fonde "Potache revue" la suite.... .

blog comments powered by    
 


Website templates