de viatore et fauno.
Horrida congestis cum staret bruma pruinis,
Cunctaque durato stringeret arva gelu,
Haesit in adversa nimborum mole viator;
Perdita nam prohibet semita ferre gradum.
Hunc nemorum custos fertur miseratus in antro
Exceptum Satirus continuisse suo.
Quem smmul adspiciens ruris miratur alumnus
Vimque homini tantam protinus esse pavet
Nam gelidos artus vitae ut revocaret in usum,
Afflatas calido solverat ore manus.
Sed cum depulso coepisset frigore laetus
Hospitis eximia sedulitate frui,
Namque illi agrestem cupiens ostendere vitam,
Silvarum referens optima quaeque dabat,
Obtulit et calido plenum cratera Liaeo,
Laxet ut infusus frigida membra tepor.
Ille ubi ferventem labris contingere testam
Horruit, algenti rursus ab ore suflat .
Obstipuit duplici monstro perterritus hospes,
Et pulsum silvis longius ire iubet:
Nolo, ait, ut nostris umquam succederet antris,
Tam diversa duo qui simul ora ferat.
C' était pendant l'âpre hiver; la terre était couverte
de neige et tous les champs étaient pris sous une couche
de glace durcie. Un voyageur se trouva arrêté par un
amas de nuages qui s'élevaient devant lui : ayant perdu
sa route, il ne pouvait plus avancer. Un Satyre, gardien
des forêts, eut, dit-on, pitié de lui, le recueillit et le
retint dans sa grotte. En le regardant, ce dieu élevé aux champs est pris d'admiration pour l'homme et, devinant
sa grande puissance, il en est tout troublé. En effet
celui-ci, pour rappeler la vie dans ses mains glacées,
les avait réchauffées de sa chaude haleine. Le froid
chassé, le voyageur se mit gaiement à profiter des attentions
exquises de son hôte. Car désireux de lui faire
bien connaître la vie des champs, le dieu, en la lui dépeignant,
lui offrait tout ce que les forêts produisent de
meilleur : il lui présenta même un cratère plein de vin
chaud pour que, en se répandant dans ses membres
engourdis, la chaleur du liquide leur rendît leur souplesse.
Mais, craignant d'approcher de ses lèvres le vase
encore brûlant, l'homme souffle sur le breuvage pour
le refroidir. Surpris et effrayé de ce double prodige, le
Satyre enjoint à son hôte de quitter les forêts et de s'en
aller bien loin. « Je ne veux pas, dit-il, qu'entre jamais
dans ma grotte un homme dont la bouche peut produire
des effets si contraires.»
Devenue auteur, elle a écrit : Élégies et romances (1818), Poésies (1829), les Pleurs (1833), Pauvres fleurs! (1839), Contes en vers (1840), Bouquets et prières (1843). Elle a en outre publié quelques romans et volumes de prose. —Mme Desbordes-Valmore est morte le 23 juillet. ... est née en 1650 à Barneville. La comtesse d'Aulnoy est l'auteur des contes de fées, contes très agréables. Elle est la fille de Jumel de Barneville. Mariée à contre-coeur à François de la Mothe, comte d'Aulnoy suite à un arangement de famille , elle aura cinq enfants avec lui. Son mari, le comte d'Aulnoy fut accusé de lèze-majesté, enfermé et menacé de perdre la tête, avant qu'un de ses trois accusateurs , pris de remords, n'avoua la calomnie. Madame d'Aulnoy doit se réfugier en Angleterre pour fuir la justice. Elle revient en France en 1685 suite au pardon du roi Louis XIV. La comtesse était une belle femme avec beaucoup d'esprit, et une grande éloquence. Elle était la nièce de la célèbre madame Desloges et la mère de madame de Héere..... Chateaudecartes.fr - Un site dédié aux cartes postales et aux chromos dont quelques unes sont en rapport avec nos fabulistes.
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Familier du château de Sceaux et protégé de Voltaire (son oncle). Lauréat de l'Académie, le 6 mars 1788, Florian atteignit le sommet de sa gloire en y entrant , remplaçant le cardinal de Luynes.