de viatore et fauno.

Horrida congestis cum staret bruma pruinis,
Cunctaque durato stringeret arva gelu,
Haesit in adversa nimborum mole viator;
Perdita nam prohibet semita ferre gradum.
Hunc nemorum custos fertur miseratus in antro
Exceptum Satirus continuisse suo.
Quem smmul adspiciens ruris miratur alumnus
Vimque homini tantam protinus esse pavet
Nam gelidos artus vitae ut revocaret in usum,
Afflatas calido solverat ore manus.
Sed cum depulso coepisset frigore laetus
Hospitis eximia sedulitate frui,
Namque illi agrestem cupiens ostendere vitam,
Silvarum referens optima quaeque dabat,
Obtulit et calido plenum cratera Liaeo,
Laxet ut infusus frigida membra tepor.
Ille ubi ferventem labris contingere testam
Horruit, algenti rursus ab ore suflat .
Obstipuit duplici monstro perterritus hospes,
Et pulsum silvis longius ire iubet:
Nolo, ait, ut nostris umquam succederet antris,
Tam diversa duo qui simul ora ferat.

Le Satyre et le Voyageur.

 C' était pendant l'âpre hiver; la terre était couverte de neige et tous les champs étaient pris sous une couche de glace durcie. Un voyageur se trouva arrêté par un amas de nuages qui s'élevaient devant lui : ayant perdu sa route, il ne pouvait plus avancer. Un Satyre, gardien des forêts, eut, dit-on, pitié de lui, le recueillit et le retint dans sa grotte. En le regardant, ce dieu élevé aux champs est pris d'admiration pour l'homme et, devinant sa grande puissance, il en est tout troublé. En effet celui-ci, pour rappeler la vie dans ses mains glacées, les avait réchauffées de sa chaude haleine. Le froid chassé, le voyageur se mit gaiement à profiter des attentions exquises de son hôte. Car désireux de lui faire bien connaître la vie des champs, le dieu, en la lui dépeignant, lui offrait tout ce que les forêts produisent de meilleur : il lui présenta même un cratère plein de vin chaud pour que, en se répandant dans ses membres engourdis, la chaleur du liquide leur rendît leur souplesse. Mais, craignant d'approcher de ses lèvres le vase encore brûlant, l'homme souffle sur le breuvage pour le refroidir. Surpris et effrayé de ce double prodige, le Satyre enjoint à son hôte de quitter les forêts et de s'en aller bien loin. « Je ne veux pas, dit-il, qu'entre jamais dans ma grotte un homme dont la bouche peut produire des effets si contraires.»



 

Articles et fabulistes à voir...
Portrait biographique de Jean de La Fontaine . Sa jeunesse.
— Jean de la Fontaine naquit, le 8 juillet 1621, à Château-Thierry. Son père était maître des eaux et forêts, et sa mère, Françoise Pidoux, fille d'un bailli de Coulommiers. Son éducation paraît avoir été fort négligée; on lui laissait lire, à l'aventure, tout ce qui lui tombait sous la main; et, de bonne heure, il prit l'habitude d'obéir à son caprice ou aux impressions du moment. Quelques livres de piété prêtés par un chanoine de Soissons ayant ému son imagination, il crut d'abord qu'il avait du goût pour l'état ecclésiastique ; et, vers sa vingtième année, il entrait à l'institut de l'Oratoire, puis au séminaire de Saint-Magloire, à Paris1. Mais il s'aperçut vite de sa méprise, et en 1641 revint chez son père, la suite....

La continuation des Mille et une Nuits.
Avant de parler de la continuation des Mille et une Nuits qu’on publie aujourd’hui, il est nécessaire de dire quelque chose de l’original arabe, et de la partie déjà traduite par M. Galland.
Les manuscrits complets des Mille et une Nuits sont rares, non-seulement en Europe, mais même en Orient ; et tous ne se ressemblent pas exactement. La Bibliothèque Impériale de Paris possède deux exemplaires des Mille et une Nuits, qui sont tous deux fort incomplets. la suite ...

La Moralité de chaque Fable de La Fontaine développée et prouvée par un trait historique ou biographique.
En publiant le La Fontaine en action, nous n'avons qu'un but, c'est de vulgariser l'admirable morale des maximes du grand fabuliste, en les appuyant d'un exemple qui les fixe plus facilement et plus profondément dans l'esprit des jeunes gens ; c'est en un mot de leur venir en aide pour qu'ils fassent d'eux-mêmes l'application de la règle, et profitent des excellents conseils de cet écrivain immortel. Les exemples choisis, se rapportant pour la plupart aux grands faits historiques , la suite....

Origine des fables de Jean de la Fontaine.
Je n'hésiterais donc pas à regarder comme empruntés par La Fontaine tous les sujets qu'il renferme et que l'on retrouve dans les six premiers livres de notre fabuliste, si Phèdre et Horace n'en réclamaient pas un certain nombre : ce n'est pas sans balancer que j'indique les quatre fables suivantes comme ayant leurs sources dans les satires et dans les épîtres du lyrique latin.. la suite....

Franc-Nohain:
Maurice Étienne Legrand, dit Franc-Nohain, né le 25 octobre 1872 à Corbigny et mort le 18 octobre 1934 à Paris, avocat, sous-préfet, écrivain, librettiste, poète.
Il choisit Nohain comme nom en hommage au cours d'eau traversant Donzy, lieu de ses vacances d'enfance. Avec André Gide et Pierre Louÿs , il fonde "Potache revue" la suite.... .

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