de fure et parvo.

Flens puer extremam putei consedit ad undam,
Vana super vacuis rictibus ora trahens.
Callidus hunc lacrimis postquam fur vidit obortis,
Quaenam tristiciae sit modo causa rogat.
Ille sibi abrupti fingens discrimina funis
Atque auri queritur desiluisse cadum.
Nec mora, sollicitam traxit manus improba mentem
Exutus putei protinus ima petit.
Parvulus exiguo circumdans pallia collo
Sentibus immersus delituisse datur.
Sed post fallaci suscepta pericula voto
Tristior, amissa veste resedit humi,
Dicitur his sollers vocem rupisse querelis
Et gemitu summos sollicitasse deos:
Perdita, quisquis erit, post haec bene pallia credat,
Qui putat in liquidis quod latet unda vadis.

L'Enfant et le Voleur.

  Sur la margelle d'un puits s'assit un enfant tout en pleurs : sans aucun motif de pleurer, il tiraillait son visage par des grimaces vaines. Un voleur rusé, le voyant fondre en larmes, lui demande tout de suite la cause de son chagrin. L'enfant, imaginant un accident, raconte que la corde s'est rompue et déplore la perte d'une jarre pleine d'or tombée dans l'eau. Sans retard, cet homme aux mains avides quitta ses vêtements dont il se souciait fort et descendit nu au fond du puits. L'enfant aussitôt jette sur ses petites épaules les habits de sa dupe, et, dit l'histoire, s'enfonce dans les buissons et s'y tient caché. Mais, après sa descente périlleuse entreprise sur une prière trompeuse, le voleur s'assit, tout penaud d'avoir perdu ses vêtements. On raconte que cet homme avisé rompit le silence pour se plaindre et invoquer les dieux souverains avec des gémissements : Après cela, que l'on se persuade bien, qui que l'on soit, que l'on est sûr de perdre ses vêtements en croyant qu'une jarre d'or nage dans l'eau d'un puits. »



 

Articles et fabulistes à voir...
Portrait biographique de Jean de La Fontaine . Sa jeunesse.
— Jean de la Fontaine naquit, le 8 juillet 1621, à Château-Thierry. Son père était maître des eaux et forêts, et sa mère, Françoise Pidoux, fille d'un bailli de Coulommiers. Son éducation paraît avoir été fort négligée; on lui laissait lire, à l'aventure, tout ce qui lui tombait sous la main; et, de bonne heure, il prit l'habitude d'obéir à son caprice ou aux impressions du moment. Quelques livres de piété prêtés par un chanoine de Soissons ayant ému son imagination, il crut d'abord qu'il avait du goût pour l'état ecclésiastique ; et, vers sa vingtième année, il entrait à l'institut de l'Oratoire, puis au séminaire de Saint-Magloire, à Paris1. Mais il s'aperçut vite de sa méprise, et en 1641 revint chez son père, la suite....

La continuation des Mille et une Nuits.
Avant de parler de la continuation des Mille et une Nuits qu’on publie aujourd’hui, il est nécessaire de dire quelque chose de l’original arabe, et de la partie déjà traduite par M. Galland.
Les manuscrits complets des Mille et une Nuits sont rares, non-seulement en Europe, mais même en Orient ; et tous ne se ressemblent pas exactement. La Bibliothèque Impériale de Paris possède deux exemplaires des Mille et une Nuits, qui sont tous deux fort incomplets. la suite ...

La Moralité de chaque Fable de La Fontaine développée et prouvée par un trait historique ou biographique.
En publiant le La Fontaine en action, nous n'avons qu'un but, c'est de vulgariser l'admirable morale des maximes du grand fabuliste, en les appuyant d'un exemple qui les fixe plus facilement et plus profondément dans l'esprit des jeunes gens ; c'est en un mot de leur venir en aide pour qu'ils fassent d'eux-mêmes l'application de la règle, et profitent des excellents conseils de cet écrivain immortel. Les exemples choisis, se rapportant pour la plupart aux grands faits historiques , la suite....

Origine des fables de Jean de la Fontaine.
Je n'hésiterais donc pas à regarder comme empruntés par La Fontaine tous les sujets qu'il renferme et que l'on retrouve dans les six premiers livres de notre fabuliste, si Phèdre et Horace n'en réclamaient pas un certain nombre : ce n'est pas sans balancer que j'indique les quatre fables suivantes comme ayant leurs sources dans les satires et dans les épîtres du lyrique latin.. la suite....

Franc-Nohain:
Maurice Étienne Legrand, dit Franc-Nohain, né le 25 octobre 1872 à Corbigny et mort le 18 octobre 1934 à Paris, avocat, sous-préfet, écrivain, librettiste, poète.
Il choisit Nohain comme nom en hommage au cours d'eau traversant Donzy, lieu de ses vacances d'enfance. Avec André Gide et Pierre Louÿs , il fonde "Potache revue" la suite.... .

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