de venatore et tigride.

venator iaculis haud irrita vulnera torquens,
turbabat trepidas per sua lustra feras.
tum pavidis audax cupiens succurrere tigris
verbere commoto iussit adesse minax.
ille tamen solito contorquens tela lacerto
«nunc tibi, qualis eam, nuntius iste refert,»
et simul emissum transegit vulnere ferrum,
praestrinxitque citos hasta cruenta pedes.
molliter at fixum traheret cum saucia telum,
a trepida fertur vulpe retenta diu.
nempe quis ille foret, qui talia vulnera ferret,
aut ubinam iaculum delituisset agens?
illa gemens fractoque loqui vix murmure coepit.
nam solitas voces ira dolorque rapit.
«nulla quidem medio convenit in aggere forma,
quaeque oculis olim sit repetenda meis.
sed cruor et validis in nos directa lacertis,
ostendunt aliquem tela fuisse virum.»

Le Chasseur et le Tigre.

 Un chasseur qui jamais ne lançait un trait en vain, troublait jusque dans leurs repaires les bêtes promptes à fuir. Pour secourir les animaux terrifiés, un tigre audacieux vint, en se battant les flancs de sa queue, le sommer avec des menaces de se présenter devant lui. Mais le chasseur lui lance des flèches avec sa force accoutumée en disant : « Le message que je t'envoie t'apprend quel est celui qui vient à toi. » En même temps, le fer part et transperce le tigre et le javelot funeste atteint les pieds agiles de la bête. Pendant que le tigre blessé s'en va péniblement en traînant le trait fixé dans la plaie, un renard tremblant l'arrêta, dit-on, assez longtemps : « D'où vient, demande-t-il, ton adversaire? Quel est celui qui fait de si cruelles blessures? Où s'était-il caché en lançant son javelot? » Le tigre peut à peine dire avec des gémissements et une voix affaiblie (car la colère et la douleur lui ôtent l'usage de la parole) : « Il n'a paru sur le terrain aucun adversaire, aucun du moins que je doive chercher à retrouver quelque jour en face de moi. Mais le sang que je répands et les traits qui m'ont été lancés d'un bras si vigoureux montrent assez que c'est un homme. »



 

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Portrait biographique de Jean de La Fontaine . Sa jeunesse.
— Jean de la Fontaine naquit, le 8 juillet 1621, à Château-Thierry. Son père était maître des eaux et forêts, et sa mère, Françoise Pidoux, fille d'un bailli de Coulommiers. Son éducation paraît avoir été fort négligée; on lui laissait lire, à l'aventure, tout ce qui lui tombait sous la main; et, de bonne heure, il prit l'habitude d'obéir à son caprice ou aux impressions du moment. Quelques livres de piété prêtés par un chanoine de Soissons ayant ému son imagination, il crut d'abord qu'il avait du goût pour l'état ecclésiastique ; et, vers sa vingtième année, il entrait à l'institut de l'Oratoire, puis au séminaire de Saint-Magloire, à Paris1. Mais il s'aperçut vite de sa méprise, et en 1641 revint chez son père, la suite....

La continuation des Mille et une Nuits.
Avant de parler de la continuation des Mille et une Nuits qu’on publie aujourd’hui, il est nécessaire de dire quelque chose de l’original arabe, et de la partie déjà traduite par M. Galland.
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La Moralité de chaque Fable de La Fontaine développée et prouvée par un trait historique ou biographique.
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Origine des fables de Jean de la Fontaine.
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Franc-Nohain:
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Il choisit Nohain comme nom en hommage au cours d'eau traversant Donzy, lieu de ses vacances d'enfance. Avec André Gide et Pierre Louÿs , il fonde "Potache revue" la suite.... .

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