De testudine et aquila.

Pennatis avibus quondam testudo locuta est,
Si quis eam uolucrum constituisset humi,
Protinus e rubris conchis proferret harenis,
Quis precium nitido cortice bacca daret;
Indignum, sibimet tardo quod sedula gressu
Nil ageret, toto perficeretque die.
Ast ubi promissis aquilam fallacbus implet,
Experta est similem perfida lingua fidem;
Et male mercatis dum quaerit sidera pennis,
Occidit infelix alitis ungue fero.
Tunc quoque, sublimis, cum iam moreretur in auras
Ingemuit votis haec licuisse suis;
Nam dedit exosae post haec documenta quieti
Non sine supremo magna labore peti.
Sic quicumque nova sublatus laude tumescit,
Dat merito poenas, dum meliora cupit.

L'Aigle et la Tortue.

   Un jour, la tortue dit aux oiseaux rapides que, si l'un d'eux voulait aller la déposer sur les bords sablonneux de la mer Rouge, aussitôt elle en tirerait des coquillages et qu'une perle d'une enveloppe brillante serait la récompense de ce service. Elle s'indignait en pensant que, malgré son activité, la lenteur de sa marche l'empêchait de rien faire et d'obtenir aucun résultat après tout un jour d'efforts. Mais après avoir comblé l'aigle de promesses trompeuses, elle trouva chez l'oiseau une perfidie égale à celle de ses discours. Tandis que, avec l'aide mal acquise des ailes de l'aigle, elle cherchait à s'élever jusqu'aux astres, elle périt misérablement sous la serre cruelle de l'oiseau. Alors, au haut des airs, sur le point d'expirer, elle fit entendre dans le ciel des gémissements en déplorant le succès de ses voeux. Son exemple enseigne à qui s'ennuie d'une vie tranquille qu'on n'échappe pas aux pires des maux, quand on recherche les grandeurs. C'est ainsi que tous ceux qui, au souffle d'une gloire naissante, se gonflent d'orgueil, sont justement châtiés de leur ambition toujours croissante.



 

Articles et fabulistes à voir...
Portrait biographique de Jean de La Fontaine . Sa jeunesse.
— Jean de la Fontaine naquit, le 8 juillet 1621, à Château-Thierry. Son père était maître des eaux et forêts, et sa mère, Françoise Pidoux, fille d'un bailli de Coulommiers. Son éducation paraît avoir été fort négligée; on lui laissait lire, à l'aventure, tout ce qui lui tombait sous la main; et, de bonne heure, il prit l'habitude d'obéir à son caprice ou aux impressions du moment. Quelques livres de piété prêtés par un chanoine de Soissons ayant ému son imagination, il crut d'abord qu'il avait du goût pour l'état ecclésiastique ; et, vers sa vingtième année, il entrait à l'institut de l'Oratoire, puis au séminaire de Saint-Magloire, à Paris1. Mais il s'aperçut vite de sa méprise, et en 1641 revint chez son père, la suite....

La continuation des Mille et une Nuits.
Avant de parler de la continuation des Mille et une Nuits qu’on publie aujourd’hui, il est nécessaire de dire quelque chose de l’original arabe, et de la partie déjà traduite par M. Galland.
Les manuscrits complets des Mille et une Nuits sont rares, non-seulement en Europe, mais même en Orient ; et tous ne se ressemblent pas exactement. La Bibliothèque Impériale de Paris possède deux exemplaires des Mille et une Nuits, qui sont tous deux fort incomplets. la suite ...

La Moralité de chaque Fable de La Fontaine développée et prouvée par un trait historique ou biographique.
En publiant le La Fontaine en action, nous n'avons qu'un but, c'est de vulgariser l'admirable morale des maximes du grand fabuliste, en les appuyant d'un exemple qui les fixe plus facilement et plus profondément dans l'esprit des jeunes gens ; c'est en un mot de leur venir en aide pour qu'ils fassent d'eux-mêmes l'application de la règle, et profitent des excellents conseils de cet écrivain immortel. Les exemples choisis, se rapportant pour la plupart aux grands faits historiques , la suite....

Origine des fables de Jean de la Fontaine.
Je n'hésiterais donc pas à regarder comme empruntés par La Fontaine tous les sujets qu'il renferme et que l'on retrouve dans les six premiers livres de notre fabuliste, si Phèdre et Horace n'en réclamaient pas un certain nombre : ce n'est pas sans balancer que j'indique les quatre fables suivantes comme ayant leurs sources dans les satires et dans les épîtres du lyrique latin.. la suite....

Franc-Nohain:
Maurice Étienne Legrand, dit Franc-Nohain, né le 25 octobre 1872 à Corbigny et mort le 18 octobre 1934 à Paris, avocat, sous-préfet, écrivain, librettiste, poète.
Il choisit Nohain comme nom en hommage au cours d'eau traversant Donzy, lieu de ses vacances d'enfance. Avec André Gide et Pierre Louÿs , il fonde "Potache revue" la suite.... .

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