de-simia.

Iuppiter in toto quondam quaesiverat orbe,
Munera natorum quis meliora daret.
Certatmm ad regem currit genus omne ferarum,
Permixtumque homini cogitur ire pecus.
Sed nec squamigeri desunt ad iurgia pisces,
Vel quicquid volucrum purior aura vehit.
Inter quos trepidae ducebant pignora matres,
Iudicio tanti discutienda dei.
Tunc brevis informem traheret cum simia natum,
Ipsum etiam in risum compulit ire Iovem.
Hanc tamen ante alios rupit turpissima vocem,
Dum generis crimen sic abolere cupit:
Iuppiter hoc norit, maneat victoria si quem;
Iudicio superest omnibus iste meo.

La Guenon et Jupiter.

 Jupiter avait un jour demandé par le monde entier qui pouvait lui présenter les plus beaux rejetons. A l'envi accourt devant le roi toute la race des bêtes sauvages et la cour reçoit une foule mélangée d'hommes et d'animaux domestiques. Il ne manque à ce débat ni les poissons couverts d'écailles, ni non plus tous les oiseaux que portent les régions les plus pures de l'air. De tous côtés bientôt les mères, toutes tremblantes, amenaient leurs petits pour les soumettre au jugement d'un si grand dieu. Alors, comme une guenon courte de taille traînait après elle son enfant tout mal fait, sa vue fit éclater de rire Jupiter lui-même. C'est cependant cette mère, la plus laide de toutes, qui avant tous les autres prit la parole en essayant de détruire la mauvaise opinion qu'on a de sa race : « Que Jupiter le sache bien; si la palme doit revenir à quelqu'un, celui qui l'emporte sur tous, c'est, à mon avis, celui-là. »



 

Articles et fabulistes à voir...
Portrait biographique de Jean de La Fontaine . Sa jeunesse.
— Jean de la Fontaine naquit, le 8 juillet 1621, à Château-Thierry. Son père était maître des eaux et forêts, et sa mère, Françoise Pidoux, fille d'un bailli de Coulommiers. Son éducation paraît avoir été fort négligée; on lui laissait lire, à l'aventure, tout ce qui lui tombait sous la main; et, de bonne heure, il prit l'habitude d'obéir à son caprice ou aux impressions du moment. Quelques livres de piété prêtés par un chanoine de Soissons ayant ému son imagination, il crut d'abord qu'il avait du goût pour l'état ecclésiastique ; et, vers sa vingtième année, il entrait à l'institut de l'Oratoire, puis au séminaire de Saint-Magloire, à Paris1. Mais il s'aperçut vite de sa méprise, et en 1641 revint chez son père, la suite....

La continuation des Mille et une Nuits.
Avant de parler de la continuation des Mille et une Nuits qu’on publie aujourd’hui, il est nécessaire de dire quelque chose de l’original arabe, et de la partie déjà traduite par M. Galland.
Les manuscrits complets des Mille et une Nuits sont rares, non-seulement en Europe, mais même en Orient ; et tous ne se ressemblent pas exactement. La Bibliothèque Impériale de Paris possède deux exemplaires des Mille et une Nuits, qui sont tous deux fort incomplets. la suite ...

La Moralité de chaque Fable de La Fontaine développée et prouvée par un trait historique ou biographique.
En publiant le La Fontaine en action, nous n'avons qu'un but, c'est de vulgariser l'admirable morale des maximes du grand fabuliste, en les appuyant d'un exemple qui les fixe plus facilement et plus profondément dans l'esprit des jeunes gens ; c'est en un mot de leur venir en aide pour qu'ils fassent d'eux-mêmes l'application de la règle, et profitent des excellents conseils de cet écrivain immortel. Les exemples choisis, se rapportant pour la plupart aux grands faits historiques , la suite....

Origine des fables de Jean de la Fontaine.
Je n'hésiterais donc pas à regarder comme empruntés par La Fontaine tous les sujets qu'il renferme et que l'on retrouve dans les six premiers livres de notre fabuliste, si Phèdre et Horace n'en réclamaient pas un certain nombre : ce n'est pas sans balancer que j'indique les quatre fables suivantes comme ayant leurs sources dans les satires et dans les épîtres du lyrique latin.. la suite....

Franc-Nohain:
Maurice Étienne Legrand, dit Franc-Nohain, né le 25 octobre 1872 à Corbigny et mort le 18 octobre 1934 à Paris, avocat, sous-préfet, écrivain, librettiste, poète.
Il choisit Nohain comme nom en hommage au cours d'eau traversant Donzy, lieu de ses vacances d'enfance. Avec André Gide et Pierre Louÿs , il fonde "Potache revue" la suite.... .

blog comments powered by    
 


Website templates