de quercu et harundine.

Parvula progeniem terrae mandaverat ales,
Qua stabat viridi caespite flava seges.
Rusticus, hanc fragili cupiens decerpere culmo,
Vicinam supplex forte petebat opem,
Et vox implumes turbavit crudula nidos,
Suaserat et e laribus continuare fugam.
Cautior hos remeans prohibet discedere mater:
Nam quid ab externis perficietur? ait.
Ille iterum caris operam mandavit amicis
At genetrix rursum tutior inde manet.
Sed, postquam curvas dominum comprendere falces,
Frugibus et veram sensit adesse manum,
Nunc, ait, o miseri, dilecta relinquite rura,
Cum spem de propriis viribus ille petit.

Le Chêne et le Roseau.

  Du sommet des montagnes tomba un chêne déraciné, abattu par les tourbillons d'un vent déchaîné. Un torrent dont les eaux gonflées baignaient son pied, l'enlève et l'emporte dans son courant impétueux. Mais l'arbre de haute futaie, après avoir été poussé d'une rive à l'autre, s'arrête au milieu de frêles roseaux retenu par sa masse énorme. Alors, tandis que ses branches se mêlent à un mince gazon, il s'étonne que sur ces humides bords le roseau tienne bon, que lui-même, malgré l'ampleur de son tronc, ne puisse résister à la tempête, dont cette faible tige peut braver les menaces. Aussitôt le roseau qui siffle sous le vent lui répond dans un aimable murmure et lui apprend que ce qui le met davantage en sûreté, c'est sa faiblesse. « Tu méprises, dit-il, les vents violents et les tempêtes furieuses; mais, sous les attaques de toutes leurs forces réunies, à la fin tu succombes. Moi au contraire je ne fais que retarder le vent qui se lève peu à peu et, si léger qu'il soit, je baisse prudemment la tête. Dans tes branches robustes l'orage se déchaîne et s'engouffre; ma souplesse se joue du vent et ses efforts sont perdus. » Ces paroles nous apprennent que c'est en vain qu'on résiste aux grands, mais que l'on triomphe peu à peu de leurs menaces farouches.



 

Articles et fabulistes à voir...
Portrait biographique de Jean de La Fontaine . Sa jeunesse.
— Jean de la Fontaine naquit, le 8 juillet 1621, à Château-Thierry. Son père était maître des eaux et forêts, et sa mère, Françoise Pidoux, fille d'un bailli de Coulommiers. Son éducation paraît avoir été fort négligée; on lui laissait lire, à l'aventure, tout ce qui lui tombait sous la main; et, de bonne heure, il prit l'habitude d'obéir à son caprice ou aux impressions du moment. Quelques livres de piété prêtés par un chanoine de Soissons ayant ému son imagination, il crut d'abord qu'il avait du goût pour l'état ecclésiastique ; et, vers sa vingtième année, il entrait à l'institut de l'Oratoire, puis au séminaire de Saint-Magloire, à Paris1. Mais il s'aperçut vite de sa méprise, et en 1641 revint chez son père, la suite....

La continuation des Mille et une Nuits.
Avant de parler de la continuation des Mille et une Nuits qu’on publie aujourd’hui, il est nécessaire de dire quelque chose de l’original arabe, et de la partie déjà traduite par M. Galland.
Les manuscrits complets des Mille et une Nuits sont rares, non-seulement en Europe, mais même en Orient ; et tous ne se ressemblent pas exactement. La Bibliothèque Impériale de Paris possède deux exemplaires des Mille et une Nuits, qui sont tous deux fort incomplets. la suite ...

La Moralité de chaque Fable de La Fontaine développée et prouvée par un trait historique ou biographique.
En publiant le La Fontaine en action, nous n'avons qu'un but, c'est de vulgariser l'admirable morale des maximes du grand fabuliste, en les appuyant d'un exemple qui les fixe plus facilement et plus profondément dans l'esprit des jeunes gens ; c'est en un mot de leur venir en aide pour qu'ils fassent d'eux-mêmes l'application de la règle, et profitent des excellents conseils de cet écrivain immortel. Les exemples choisis, se rapportant pour la plupart aux grands faits historiques , la suite....

Origine des fables de Jean de la Fontaine.
Je n'hésiterais donc pas à regarder comme empruntés par La Fontaine tous les sujets qu'il renferme et que l'on retrouve dans les six premiers livres de notre fabuliste, si Phèdre et Horace n'en réclamaient pas un certain nombre : ce n'est pas sans balancer que j'indique les quatre fables suivantes comme ayant leurs sources dans les satires et dans les épîtres du lyrique latin.. la suite....

Franc-Nohain:
Maurice Étienne Legrand, dit Franc-Nohain, né le 25 octobre 1872 à Corbigny et mort le 18 octobre 1934 à Paris, avocat, sous-préfet, écrivain, librettiste, poète.
Il choisit Nohain comme nom en hommage au cours d'eau traversant Donzy, lieu de ses vacances d'enfance. Avec André Gide et Pierre Louÿs , il fonde "Potache revue" la suite.... .

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