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Avianus.

de quattuor iuvencis et leone.

quattuor immensis quondam per prata iuvencis
fertur amicitiae tanta fuisse fides
ut simul emissos nullus divelleret error
rursus et e pastu turba rediret amans,
hos quoque collatis inter se cornibus ingens
dicitur in silvis pertimuisse leo,
dum metus oblatam prohibet temptare rapinam,
et coniuratos horret adire boves.
+sed+ quamvis audax factisque immanior esset,
tantorum solus uiribus impar erat.
protinus aggreditur pravis insistcre verbis,
collisum cupiens dissociare pecus.
sic postquam dictis animos disiunxit acerbis,
invasit miserum diripuitque gregem.
tunc quidam ex illis «vitam servare quietam
qui cupit, ex nostra discere morte potest.
Neve cito admotas verbis fallacibus aures
impleat, aut veterem deserat ante fidem.»

Les taureaux et le Lion.

  Quatre magnifiques taureaux, dit-on, en paissant dans les prés, se lièrent entre eux d'une amitié si étroite que, quittant l'étable ensemble, ils ne s'écartaient jamais les uns des autres, et qu'ensemble ils rentraient du pâturage comme en triomphe. Ces compagnons, en unissant leurs cornes, avaient inspiré de la terreur à un énorme lion habitant la forêt. La crainte, en effet, l'empêche de rien tenter pour s'emparer d'une proie à sa portée; il a peur d'affronter les taureaux si bien ligués et, malgré son audace et sa cruauté pire encore que ses forfaits, seul il se sent trop faible contre des adversaires si forts. Aussitôt il commence à procéder par les méchants propos pour dissoudre l'alliance des taureaux. Ainsi, après avoir par des discours envenimés divisé les esprits, il se jeta sur le malheureux troupeau et le mit en pièces. Un des taureaux dit alors : « Celui qui voudra conserver une vie tranquille peut retirer une leçon de notre mort; qu'il ne se laisse pas trop facilement remplir les oreilles de discours trompeurs, au point d'en venir à rompre une vieille amitié.»
Pages liées : Esope : Le Lion et les Taureaux.
Loqman : Les Taureaux et le Lion.



  Des fabulistes et des conteurs :

 
  Jean-Pierre Claris de Florian :   Jean-Pierre Claris de Florian est né à Florian près de Sauve, dans les Cévennes, le 6 mars 1755, perd sa mère très jeune, probablement à l'âge de deux ans.
     Familier du château de Sceaux et protégé de Voltaire (son oncle). Lauréat de l'Académie, le 6 mars 1788, Florian atteignit le sommet de sa gloire en y entrant , remplaçant le cardinal de Luynes.
     Banni de Paris pendant la Révolution, il fut emprisonné sous la Terreur. Il échappera à la guillotine lors de la chute de Robespierre, puis relaché au 9 thermidor ; Un an après il mourut des souffrances endurées pendant son emprisonnement, il avait alors 39 ans.
     Florian a écrit, entre-autres plusieurs fables, preque aussi belles que celles de La Fontaine, des pièces de théâtre ainsi qu' une traduction de Cervantès.
   Malade, Florian meurt à Sceaux, le 13 septembre 1794 .

  Etienne Fumars :
Etienne Fumars, fabuliste français, né près de Marseille, le 22 Octobre 1743, décédé en 1806 à Copenhague. Professeur des belles-lettres françaises à l'Université de Kiel de cette ville. Auteur de fables et de poésies diverses

   Marceline DESBORDES-VALMORE (Marceline DESBORDES :      Marceline DESBORDES-VALMORE (Marceline DESBORDES , dame), femme poète, née à Douai, en 1787 , fut d'abord cantatrice (1806 à 1817) en province et à l'Opéra-Comique.
Devenue auteur, elle a écrit : Élégies et romances (1818), Poésies (1829), les Pleurs (1833), Pauvres fleurs! (1839), Contes en vers (1840), Bouquets et prières (1843). Elle a en outre publié quelques romans et volumes de prose. —Mme Desbordes-Valmore est morte le 23 juillet.
    Marie-Catherine Le Jumel de Barneville : ... est née en 1650 à Barneville. La comtesse d'Aulnoy est l'auteur des contes de fées, contes très agréables. Elle est la fille de Jumel de Barneville. Mariée à contre-coeur à François de la Mothe, comte d'Aulnoy suite à un arangement de famille , elle aura cinq enfants avec lui.
   Son mari, le comte d'Aulnoy fut accusé de lèze-majesté, enfermé et menacé de perdre la tête, avant qu'un de ses trois accusateurs , pris de remords, n'avoua la calomnie. Madame d'Aulnoy doit se réfugier en Angleterre pour fuir la justice. Elle revient en France en 1685 suite au pardon du roi Louis XIV.
   La comtesse était une belle femme avec beaucoup d'esprit, et une grande éloquence. Elle était la nièce de la célèbre madame Desloges et la mère de madame de Héere.....
 
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