de olla cruda a fluvio rapta.

Impulsus ventis et pressa nube coactus
Ruperat hibernis se gravis imber aquis.
Cumque per effusas stagnaret turbine terras,
Expositum campis fictile pressit opus;
Mobile namque lutum tepidus prius instruit aer.
Discat ut admoto rectius igne coqui.
Tunc nimbus fragilis perquirat [sic] nomina testae.
Immemor illa sui: Amphora dicor, ait,
Nunc me docta manus, rapiente volumina gyro
Molliter obliquum iussit habere latus.
Hactenus hac, inquit, liceat constare figura;
Nam te subiectam diluet imber, ait.
Et simul accepto violentius amne fatiscens
Pronior in tenues victa cucurrit aquas.
Infelix, quae magna sibi cognomina sumens
Ausa faretratis nubibus ista loqui
Haec poterunt miseros post hac exempla monere.
Subdita nobilibus ut sua fata gemant.

La Pluie et le vase de terre.

  Chassée par les vents et condensée en un nuage épais, une lourde pluie s'était abattue en ondées d'orage. Comme sur les terres creusées elle se répandait en tourbillonnant, elle enveloppa un vase de terre qu'on avait exposé dans un champ. Car l'argile souple est d'abord durcie à l'air tiède pour être prête à se cuire mieux, quand on la met au feu. Le nuage demande alors au vase fragile quel est son nom. Celui-ci, oubliant sa faiblesse, répond : « On me nomme Amphore. Une main habile, pendant que la roue accélérait son mouvement circulaire, a voulu donner à mes flancs cette courbe gracieuse. »
— « Il ne te sera pas permis, répond la pluie, de garder cette forme plus longtemps. Car, en tombant sur tes flancs, l'orage va te dissoudre dans mon eau." Au même instant, sous l'arrivée plus violente du courant, l'amphore se fend, s'incline, se laisse entraîner et s'en va emportée par l'élément liquide : malheureuse amphore, qui, en se donnant un nom superbe, osa tenir pareil langage à la pluie qui est armée de traits. Cet exemple pourra apprendre aux malheureux que, étant soumis aux grands, ils n'ont qu'à déplorer tout bas leur triste sort.
Pages liées : Jean de la Fontaine : Le Pot de terre et le Pot de fer.



 

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Portrait biographique de Jean de La Fontaine . Sa jeunesse.
— Jean de la Fontaine naquit, le 8 juillet 1621, à Château-Thierry. Son père était maître des eaux et forêts, et sa mère, Françoise Pidoux, fille d'un bailli de Coulommiers. Son éducation paraît avoir été fort négligée; on lui laissait lire, à l'aventure, tout ce qui lui tombait sous la main; et, de bonne heure, il prit l'habitude d'obéir à son caprice ou aux impressions du moment. Quelques livres de piété prêtés par un chanoine de Soissons ayant ému son imagination, il crut d'abord qu'il avait du goût pour l'état ecclésiastique ; et, vers sa vingtième année, il entrait à l'institut de l'Oratoire, puis au séminaire de Saint-Magloire, à Paris1. Mais il s'aperçut vite de sa méprise, et en 1641 revint chez son père, la suite....

La continuation des Mille et une Nuits.
Avant de parler de la continuation des Mille et une Nuits qu’on publie aujourd’hui, il est nécessaire de dire quelque chose de l’original arabe, et de la partie déjà traduite par M. Galland.
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La Moralité de chaque Fable de La Fontaine développée et prouvée par un trait historique ou biographique.
En publiant le La Fontaine en action, nous n'avons qu'un but, c'est de vulgariser l'admirable morale des maximes du grand fabuliste, en les appuyant d'un exemple qui les fixe plus facilement et plus profondément dans l'esprit des jeunes gens ; c'est en un mot de leur venir en aide pour qu'ils fassent d'eux-mêmes l'application de la règle, et profitent des excellents conseils de cet écrivain immortel. Les exemples choisis, se rapportant pour la plupart aux grands faits historiques , la suite....

Origine des fables de Jean de la Fontaine.
Je n'hésiterais donc pas à regarder comme empruntés par La Fontaine tous les sujets qu'il renferme et que l'on retrouve dans les six premiers livres de notre fabuliste, si Phèdre et Horace n'en réclamaient pas un certain nombre : ce n'est pas sans balancer que j'indique les quatre fables suivantes comme ayant leurs sources dans les satires et dans les épîtres du lyrique latin.. la suite....

Franc-Nohain:
Maurice Étienne Legrand, dit Franc-Nohain, né le 25 octobre 1872 à Corbigny et mort le 18 octobre 1934 à Paris, avocat, sous-préfet, écrivain, librettiste, poète.
Il choisit Nohain comme nom en hommage au cours d'eau traversant Donzy, lieu de ses vacances d'enfance. Avec André Gide et Pierre Louÿs , il fonde "Potache revue" la suite.... .

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