de mure et tauro.

Ingentem fertur mus quondam parvus oberrans
Ausus ab exiguo laedere dente bovem.
Verum ubi mordaci confecit vulnera rostro,
Tutus in amfractus conditur inde suos.
Ille licet vasta torvum cervice minetur,
Non tamen iratus, quem petat, esse videt.
Tunc indignantem iusto sermone fatigans,
Distulit hostiles calliditate minas:
Non quia magna tibi tribuerunt membra parentes
Viribus effectum constituere tuis.
Disce tamen brevibus quae sit fiducia monstris,
Et faciat quicquid parvula turba cupit.

La Souris et le Boeuf..

  Un jour une petite souris rôdant à l'aventure osa, dit-on, blesser de sa faible dent un boeuf énorme : mais à peine lui eut-elle fait sentir sa morsure qu'elle gagna son trou pour s'y mettre en sûreté. Le boeuf lance des regards farouches et sa tête puissante prend une attitude menaçante; cependant l'animal irrité ne voit pas à qui s'en prendre. Et la souris déjoua avec adresse les menaces de son ennemi en exaspérant sa fureur par des paroles raisonnables : Ce n'est pas parce que tes parents t'ont donné des membres si gros, qu'ils ont par là rendu tes forces efficaces. Apprends quelle est l'assurance de ceux qui n'ont qu'une petite bouche et fais tout ce que veut la foule des petits. »



 

Articles et fabulistes à voir...
Portrait biographique de Jean de La Fontaine . Sa jeunesse.
— Jean de la Fontaine naquit, le 8 juillet 1621, à Château-Thierry. Son père était maître des eaux et forêts, et sa mère, Françoise Pidoux, fille d'un bailli de Coulommiers. Son éducation paraît avoir été fort négligée; on lui laissait lire, à l'aventure, tout ce qui lui tombait sous la main; et, de bonne heure, il prit l'habitude d'obéir à son caprice ou aux impressions du moment. Quelques livres de piété prêtés par un chanoine de Soissons ayant ému son imagination, il crut d'abord qu'il avait du goût pour l'état ecclésiastique ; et, vers sa vingtième année, il entrait à l'institut de l'Oratoire, puis au séminaire de Saint-Magloire, à Paris1. Mais il s'aperçut vite de sa méprise, et en 1641 revint chez son père, la suite....

La continuation des Mille et une Nuits.
Avant de parler de la continuation des Mille et une Nuits qu’on publie aujourd’hui, il est nécessaire de dire quelque chose de l’original arabe, et de la partie déjà traduite par M. Galland.
Les manuscrits complets des Mille et une Nuits sont rares, non-seulement en Europe, mais même en Orient ; et tous ne se ressemblent pas exactement. La Bibliothèque Impériale de Paris possède deux exemplaires des Mille et une Nuits, qui sont tous deux fort incomplets. la suite ...

La Moralité de chaque Fable de La Fontaine développée et prouvée par un trait historique ou biographique.
En publiant le La Fontaine en action, nous n'avons qu'un but, c'est de vulgariser l'admirable morale des maximes du grand fabuliste, en les appuyant d'un exemple qui les fixe plus facilement et plus profondément dans l'esprit des jeunes gens ; c'est en un mot de leur venir en aide pour qu'ils fassent d'eux-mêmes l'application de la règle, et profitent des excellents conseils de cet écrivain immortel. Les exemples choisis, se rapportant pour la plupart aux grands faits historiques , la suite....

Origine des fables de Jean de la Fontaine.
Je n'hésiterais donc pas à regarder comme empruntés par La Fontaine tous les sujets qu'il renferme et que l'on retrouve dans les six premiers livres de notre fabuliste, si Phèdre et Horace n'en réclamaient pas un certain nombre : ce n'est pas sans balancer que j'indique les quatre fables suivantes comme ayant leurs sources dans les satires et dans les épîtres du lyrique latin.. la suite....

Franc-Nohain:
Maurice Étienne Legrand, dit Franc-Nohain, né le 25 octobre 1872 à Corbigny et mort le 18 octobre 1934 à Paris, avocat, sous-préfet, écrivain, librettiste, poète.
Il choisit Nohain comme nom en hommage au cours d'eau traversant Donzy, lieu de ses vacances d'enfance. Avec André Gide et Pierre Louÿs , il fonde "Potache revue" la suite.... .

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