de milite veterano.
 



de pisce et focis.

Voverat attritus quondam per proelia miles
Omnia suppositis ignibus arma dare,
Vel quae victori moriens sibi turba dedisset
Vel quicquid profugo posset ab hoste capi.
Interea votis sors affuit, et memor arma
Coeperat accenso singula ferre rogo.
Tunc lituus, rauco deflectens murmure culpam,
Immeritum flammis se docet esse prius.
Nulla tuos, inquid, petierunt tela lacertos,
Viribus affirmes quae tamen acta meis;
Sed tantum ventis et cantibus arma coegi,
Hoc quoque submisso (testor et astra) sono.
Ille resultantem flammis crepitantibus addens:
Nunc te maior, ait, poena dolorque rapit;
Nam licet ipse nihil possis temptare nec ausus,

Le Soldat et le Clairon.

  Un soldat vieilli dans les combats avait un jour fait voeu de livrer aux flammes toutes les armes que, après la victoire, il aurait enlevées à la foule des mourants ou tout ce qu'il pourrait prendre aux ennemis en fuite. Le sort lui permit de s'acquitter de son voeu. Fidèle à sa promesse, il avait commencé à porter sur un bûcher allumé les instruments de guerre les uns après les autres, lorsqu'un clairon, cherchant à se disculper, lui dit d'une voix sourde qu'il ne méritait pas d'être brûlé. « Aucun trait, dit-il, n'a été dirigé contre toi, que tu puisses dire lancé par moi. J'ai seulement fait entendre des accents inoffensifs pour rassembler les combattants et je l'ai même fait, j'en atteste le ciel, avec des sons modérés. » Mais le soldat, malgré ses résistances, le jeta au milieu des flammes pétillantes : « Ce n'est pas trop pour toi, dit-il, de ce châtiment et de ce supplice; car, bien que tu n'aies ni le pouvoir ni le courage de rien faire par toi-même, tu es d'autant plus cruel que tu rends les autres méchants.»
Pages liées : Esope : D'un Pêcheur et des Poissons.



 

Articles et fabulistes à voir...
Portrait biographique de Jean de La Fontaine . Sa jeunesse.
— Jean de la Fontaine naquit, le 8 juillet 1621, à Château-Thierry. Son père était maître des eaux et forêts, et sa mère, Françoise Pidoux, fille d'un bailli de Coulommiers. Son éducation paraît avoir été fort négligée; on lui laissait lire, à l'aventure, tout ce qui lui tombait sous la main; et, de bonne heure, il prit l'habitude d'obéir à son caprice ou aux impressions du moment. Quelques livres de piété prêtés par un chanoine de Soissons ayant ému son imagination, il crut d'abord qu'il avait du goût pour l'état ecclésiastique ; et, vers sa vingtième année, il entrait à l'institut de l'Oratoire, puis au séminaire de Saint-Magloire, à Paris1. Mais il s'aperçut vite de sa méprise, et en 1641 revint chez son père, la suite....

La continuation des Mille et une Nuits.
Avant de parler de la continuation des Mille et une Nuits qu’on publie aujourd’hui, il est nécessaire de dire quelque chose de l’original arabe, et de la partie déjà traduite par M. Galland.
Les manuscrits complets des Mille et une Nuits sont rares, non-seulement en Europe, mais même en Orient ; et tous ne se ressemblent pas exactement. La Bibliothèque Impériale de Paris possède deux exemplaires des Mille et une Nuits, qui sont tous deux fort incomplets. la suite ...

La Moralité de chaque Fable de La Fontaine développée et prouvée par un trait historique ou biographique.
En publiant le La Fontaine en action, nous n'avons qu'un but, c'est de vulgariser l'admirable morale des maximes du grand fabuliste, en les appuyant d'un exemple qui les fixe plus facilement et plus profondément dans l'esprit des jeunes gens ; c'est en un mot de leur venir en aide pour qu'ils fassent d'eux-mêmes l'application de la règle, et profitent des excellents conseils de cet écrivain immortel. Les exemples choisis, se rapportant pour la plupart aux grands faits historiques , la suite....

Origine des fables de Jean de la Fontaine.
Je n'hésiterais donc pas à regarder comme empruntés par La Fontaine tous les sujets qu'il renferme et que l'on retrouve dans les six premiers livres de notre fabuliste, si Phèdre et Horace n'en réclamaient pas un certain nombre : ce n'est pas sans balancer que j'indique les quatre fables suivantes comme ayant leurs sources dans les satires et dans les épîtres du lyrique latin.. la suite....

Franc-Nohain:
Maurice Étienne Legrand, dit Franc-Nohain, né le 25 octobre 1872 à Corbigny et mort le 18 octobre 1934 à Paris, avocat, sous-préfet, écrivain, librettiste, poète.
Il choisit Nohain comme nom en hommage au cours d'eau traversant Donzy, lieu de ses vacances d'enfance. Avec André Gide et Pierre Louÿs , il fonde "Potache revue" la suite.... .

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