Juppiter ambiguas hominum praediscere mentes
Ad terras Phoebum misit ab arce poli.
Tunc duo diversis poscebant numina votis;
Namque alter cupidus, invidus alter erat.
His sese medium Titan scrutatus utrumque,
Obtulit et precibus cum peteretur, ait:
Praestandi facilis, nam quaeque rogaverit unus,
Protinus haec alter congeminata feret.
Sed cui longa iecur nequeat saciare cupido,
Postulit admotas in nova dona preces,
Spem sibi confidens alieno crescere voto,
Seque ratus solum munera ferre duo.
Ille ubi captantem socium sua praemia vidit,
Supplicium proprii corporis optat ovans.
Nam petit exstinctus quo lumine degeret uno.
Alter ut hoc duplicans vivat uterque carens.
Tunc sortem sapiens humanam risit Apollo,
Invidiaeque malum retulit ipse Iovi,
Quae dum proventis aliorum gaudet iniquis,
Laetior infelix et sua damna cupit.
Jupiter, du haut des cieux, envoya Phébus sur la terre pour s'éclairer sur les dispositions secrètes des hommes. Deux hommes alors fatiguaient les dieux de leurs voeux opposés : l'un était cupide, l'autre envieux. Phébus, ayant. sondé leurs coeurs, se présenta au milieu d'eux et leur dit : « Jupiter, dans sa bonté, est prêt à satisfaire vos voeux : car, tout ce que l'un de vous aura souhaité, l'autre aussitôt l'obtiendra en quantité double. » Mais celui dont le coeur est dévoré d'une insatiable convoitise, révoque ses souhaits pour les porter sur des objets de nature toute différente; il espère d'ailleurs tirer profit des voeux de son compagnon et se persuade qu'il recevra seul le double présent du dieu. L'envieux, voyant que l'autre cherche à le priver de sa part de faveurs, se souhaite à lui-même une affliction corporelle avec une joie méchante : car il demande au dieu de lui infliger la perte d'un oeil, pour que son compagnon, en vertu de son double privilège, vive désormais privé des deux yeux. Alors, bien édifié sur la nature humaine. Apollon se prit à rire et alla rapporter à Jupiter les tristes effets de l'envie, passion funeste qui, pour jouir des infortunes d'autrui, va jusqu'à désirer avec joie son propre malheur.
Epistula
1 - de nutrice et infanti
2 - de testudine et aquila
3 - de cancris
4 - de vento et sole
5 - de asino pelle leonis induto
6 - de rana et vulpe
7 - de cane qui noluit latrare
8 - de camelo
9 - de duobus sociis et ursa
10 - de calvo
11 - de ollis
12 - de thesauro
13 - de hirco et tauro
14 - de simia
15 - de grue et pavone
16 - de quercu et harundine
17 - de venatore et tigride
18 - de quattuor iuvencis et leone
19 - de abiete ac dumis
20 - de piscatore et pisce
21 - de luscinia
22 - de cupido et invido
23 - de Baccho
24 - de venatore et leone
25 - de fure et parvo
26 - de leone et capella
27 - de cornice et urna
28 - de rustico et iuvenco
29 - de viatore et fauno
30 - de apro et coco
31 - de mure et tauro
32 - de pigro Tyrinthium frustra orante
33 - de ansere ova aurea pariente
34 - de cicada et formica
35 - de simiae gemellis
36 - de vitulo et bove
37 - de leone et cane
38 - de pisce et focis
39 - de milite veterano
40 - de pardo et vulpe
41 - de olla cruda
42 - de lupo et haedo
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Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
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