Skip to: Site menu | Main content

 
 
-- --- .


Avianus.

de cupido et invido.

Juppiter ambiguas hominum praediscere mentes
Ad terras Phoebum misit ab arce poli.
Tunc duo diversis poscebant numina votis;
Namque alter cupidus, invidus alter erat.
His sese medium Titan scrutatus utrumque,
Obtulit et precibus cum peteretur, ait:
Praestandi facilis, nam quaeque rogaverit unus,
Protinus haec alter congeminata feret.
Sed cui longa iecur nequeat saciare cupido,
Postulit admotas in nova dona preces,
Spem sibi confidens alieno crescere voto,
Seque ratus solum munera ferre duo.
Ille ubi captantem socium sua praemia vidit,
Supplicium proprii corporis optat ovans.
Nam petit exstinctus quo lumine degeret uno.
Alter ut hoc duplicans vivat uterque carens.
Tunc sortem sapiens humanam risit Apollo,
Invidiaeque malum retulit ipse Iovi,
Quae dum proventis aliorum gaudet iniquis,
Laetior infelix et sua damna cupit.

L'Homme envieux et l'Homme cupide.

  Jupiter, du haut des cieux, envoya Phébus sur la terre pour s'éclairer sur les dispositions secrètes des hommes. Deux hommes alors fatiguaient les dieux de leurs voeux opposés : l'un était cupide, l'autre envieux. Phébus, ayant. sondé leurs coeurs, se présenta au milieu d'eux et leur dit : « Jupiter, dans sa bonté, est prêt à satisfaire vos voeux : car, tout ce que l'un de vous aura souhaité, l'autre aussitôt l'obtiendra en quantité double. » Mais celui dont le coeur est dévoré d'une insatiable convoitise, révoque ses souhaits pour les porter sur des objets de nature toute différente; il espère d'ailleurs tirer profit des voeux de son compagnon et se persuade qu'il recevra seul le double présent du dieu. L'envieux, voyant que l'autre cherche à le priver de sa part de faveurs, se souhaite à lui-même une affliction corporelle avec une joie méchante : car il demande au dieu de lui infliger la perte d'un oeil, pour que son compagnon, en vertu de son double privilège, vive désormais privé des deux yeux. Alors, bien édifié sur la nature humaine. Apollon se prit à rire et alla rapporter à Jupiter les tristes effets de l'envie, passion funeste qui, pour jouir des infortunes d'autrui, va jusqu'à désirer avec joie son propre malheur.

Pages liées :

Esope : De l'Avare et de l'Envieux.

  Des fabulistes et des conteurs :

 
  Jean-Pierre Claris de Florian :   Jean-Pierre Claris de Florian est né à Florian près de Sauve, dans les Cévennes, le 6 mars 1755, perd sa mère très jeune, probablement à l'âge de deux ans.
     Familier du château de Sceaux et protégé de Voltaire (son oncle). Lauréat de l'Académie, le 6 mars 1788, Florian atteignit le sommet de sa gloire en y entrant , remplaçant le cardinal de Luynes.
     Banni de Paris pendant la Révolution, il fut emprisonné sous la Terreur. Il échappera à la guillotine lors de la chute de Robespierre, puis relaché au 9 thermidor ; Un an après il mourut des souffrances endurées pendant son emprisonnement, il avait alors 39 ans.
     Florian a écrit, entre-autres plusieurs fables, preque aussi belles que celles de La Fontaine, des pièces de théâtre ainsi qu' une traduction de Cervantès.
   Malade, Florian meurt à Sceaux, le 13 septembre 1794 .

  Etienne Fumars :
Etienne Fumars, fabuliste français, né près de Marseille, le 22 Octobre 1743, décédé en 1806 à Copenhague. Professeur des belles-lettres françaises à l'Université de Kiel de cette ville. Auteur de fables et de poésies diverses

   Marceline DESBORDES-VALMORE (Marceline DESBORDES :      Marceline DESBORDES-VALMORE (Marceline DESBORDES , dame), femme poète, née à Douai, en 1787 , fut d'abord cantatrice (1806 à 1817) en province et à l'Opéra-Comique.
Devenue auteur, elle a écrit : Élégies et romances (1818), Poésies (1829), les Pleurs (1833), Pauvres fleurs! (1839), Contes en vers (1840), Bouquets et prières (1843). Elle a en outre publié quelques romans et volumes de prose. —Mme Desbordes-Valmore est morte le 23 juillet.
    Marie-Catherine Le Jumel de Barneville : ... est née en 1650 à Barneville. La comtesse d'Aulnoy est l'auteur des contes de fées, contes très agréables. Elle est la fille de Jumel de Barneville. Mariée à contre-coeur à François de la Mothe, comte d'Aulnoy suite à un arangement de famille , elle aura cinq enfants avec lui.
   Son mari, le comte d'Aulnoy fut accusé de lèze-majesté, enfermé et menacé de perdre la tête, avant qu'un de ses trois accusateurs , pris de remords, n'avoua la calomnie. Madame d'Aulnoy doit se réfugier en Angleterre pour fuir la justice. Elle revient en France en 1685 suite au pardon du roi Louis XIV.
   La comtesse était une belle femme avec beaucoup d'esprit, et une grande éloquence. Elle était la nièce de la célèbre madame Desloges et la mère de madame de Héere.....
 
Chateaudecartes.fr - Un site dédié aux cartes postales et aux chromos dont quelques unes sont en rapport avec nos fabulistes.
Vous aimez ce site, une minute pour souscrire au flux RSS Shanaweb.net.