de cicada et formica.
Quisquis torpentem passus transisse iuventam,
Nec timuit vitae providus ante mala,
Collectus senio, postquam gravis adfuit aetas,
Heu frustra alterius saepe rogabit opem.
Solibus ereptos hiemi formica labores
Distulit, et brevibus condidit ante cavis.
Verum ubi candentes suscepit terra pruinas
Arvaque sub rigido delituere gelu,
Pigra nimis tantos non aequans corpore nimbos,
In propriis laribus humida grana legit.
Decolor hanc precibus supplex alimenta rogabat,
Quae quondam querulo ruperat arva sono:
Se quoque, maturas cum tunderet area messes,
Cantibus aestivos explicuisse dies.
Parvula tunc ridens sic est affata cicadam;
Nam vitam pariter continuare solent:
Mi quoniam summo substantia parta labore est,
Frigoribus mediis ocia longa traho.
At tibi saltandi nunc ultima tempora restant,
Cantibus est quoniam vita peracta prior.
Qui laisse s'écouler sa jeunesse dans l'oisiveté sans prévoir et sans craindre à l'avance les malheurs de la vie, une fois accablé par la vieillesse, au temps des années pénibles, ce sera souvent en vain, hélas ! qu'il demandera le secours d'autrui. Une fourmi, en trottinant en été hors de son trou, avait mis en réserve pour les jours d'hiver le produit de son travail et l'avait serré dans ses étroites galeries. Quand la terre eut revêtu son blanc manteau de gelée et que les champs eurent disparu sous une couche de glace durcie, incapable d'affronter de telles intempéries, elle ménageait avec grand soin ses provisions et, sans sortir de chez elle, elle trouvait des grains encore frais. Une cigale toute flétrie vint en la suppliant lui demander quelque nourriture. Naguère elle avait étourdi la campagne de ses cris aigus. Elle avait aussi, disait-elle, quand sur l'aire on battait les épis mûrs, passé les jours d'été à chanter. La petite fourmi se mit à rire et parla à la cigale en ces termes : « N'aimerais-tu pas par hasard à vivre encore de cette manière? Moi, comme à force de travail j'ai amassé des provisions, j'ai au coeur de l'hiver une longue période de repos. Toi au contraire, il te reste à danser jusqu'à la fin de tes jours, puisque tu as passé jusque-là ta vie à chanter.»
Pages liées :
La Fontaine : La Cigale et la Fourmi.
Faërne : Formica et Cicada.
Samaniego : La Cigarra et la Hormiga.
"La Cigale et la Fourmi" vue par Alfred de Courcy."
Devenue auteur, elle a écrit : Élégies et romances (1818), Poésies (1829), les Pleurs (1833), Pauvres fleurs! (1839), Contes en vers (1840), Bouquets et prières (1843). Elle a en outre publié quelques romans et volumes de prose. —Mme Desbordes-Valmore est morte le 23 juillet. ... est née en 1650 à Barneville. La comtesse d'Aulnoy est l'auteur des contes de fées, contes très agréables. Elle est la fille de Jumel de Barneville. Mariée à contre-coeur à François de la Mothe, comte d'Aulnoy suite à un arangement de famille , elle aura cinq enfants avec lui. Son mari, le comte d'Aulnoy fut accusé de lèze-majesté, enfermé et menacé de perdre la tête, avant qu'un de ses trois accusateurs , pris de remords, n'avoua la calomnie. Madame d'Aulnoy doit se réfugier en Angleterre pour fuir la justice. Elle revient en France en 1685 suite au pardon du roi Louis XIV. La comtesse était une belle femme avec beaucoup d'esprit, et une grande éloquence. Elle était la nièce de la célèbre madame Desloges et la mère de madame de Héere..... Chateaudecartes.fr - Un site dédié aux cartes postales et aux chromos dont quelques unes sont en rapport avec nos fabulistes.
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Familier du château de Sceaux et protégé de Voltaire (son oncle). Lauréat de l'Académie, le 6 mars 1788, Florian atteignit le sommet de sa gloire en y entrant , remplaçant le cardinal de Luynes.