de cane qui noluit latrare.

Haut facile est pravis innatum mentibus, ut se
Muneribus dignas suppliciove putent.
Forte canis quondam, nullis latratibus horrens,
Nec patulis primum rictibus ora trahens,
Mollia sed pavidae submittens verbera caudae,
Concitus audaci vulnera dente dabat.
Hunc dominus, ne quem probitas simulata lateret,
Iusserat in rabido gutture ferre nolam.
Faucibus innexis crepitantia subligat aera,
Quae facili motu signa cavenda darent.
Haec tamen ille sibi credebat praemia ferri,
Et similem turbam despiciebat ovans.
Tunc insultantem senior de plebe superbum
Adgreditur tali singula voce monens:
Infelix, quae tanta rapit dementia sensum,
Munera pro meritis si cupis ista dari?
Non hoc virtutis decus ostentatur in aere,
Nequiciae testem sed geris inde sonum.

Le Chien.

  Ce n'est pas chose facile ni naturelle aux esprits de travers de se rendre compte s'ils ont mérité une récompense ou un châtiment. Un chien avait l'habitude, non pas d'aboyer en hérissant son poil, ni non plus dès l'abord de montrer ses dents dans une gueule large ouverte, mais au contraire de se battre doucement les flancs d'une queue timide. Il arriva que, quelqu'un l'ayant excité, il se mit à lui donner hardiment des coups de dents. Son maître, pour que sa fausse bonhomie ne trompât personne, avait ordonné que cet animal irritable portât au cou une marque qui le fît connaître. Il lui fait donc attacher au moyen d'un collier une sonnette d'airain qui produit un tintement et qui, facilement agitée, doit avertir de prendre garde. Le chien cependant s'imaginait que cet objet lui était donné à titre de récompense et regardait avec mépris la foule de ses semblables en prenant des airs de triomphe. Alors un ancien de la gent canine, apostrophant l'orgueilleux qui les insultait, lui donna en peu de mots cette leçon : « Malheureux ! quelle folle illusion t'ôte le bon sens, si tu veux croire que c'est comme récompense de tes services qu'on te donne cette sonnette ! Ce n'est pas un hommage à ton mérite qu'elle représente; c'est au contraire le témoignage de ta malice que tu portes sur toi avec le son qu'elle rend.



 

Articles et fabulistes à voir...
Portrait biographique de Jean de La Fontaine . Sa jeunesse.
— Jean de la Fontaine naquit, le 8 juillet 1621, à Château-Thierry. Son père était maître des eaux et forêts, et sa mère, Françoise Pidoux, fille d'un bailli de Coulommiers. Son éducation paraît avoir été fort négligée; on lui laissait lire, à l'aventure, tout ce qui lui tombait sous la main; et, de bonne heure, il prit l'habitude d'obéir à son caprice ou aux impressions du moment. Quelques livres de piété prêtés par un chanoine de Soissons ayant ému son imagination, il crut d'abord qu'il avait du goût pour l'état ecclésiastique ; et, vers sa vingtième année, il entrait à l'institut de l'Oratoire, puis au séminaire de Saint-Magloire, à Paris1. Mais il s'aperçut vite de sa méprise, et en 1641 revint chez son père, la suite....

La continuation des Mille et une Nuits.
Avant de parler de la continuation des Mille et une Nuits qu’on publie aujourd’hui, il est nécessaire de dire quelque chose de l’original arabe, et de la partie déjà traduite par M. Galland.
Les manuscrits complets des Mille et une Nuits sont rares, non-seulement en Europe, mais même en Orient ; et tous ne se ressemblent pas exactement. La Bibliothèque Impériale de Paris possède deux exemplaires des Mille et une Nuits, qui sont tous deux fort incomplets. la suite ...

La Moralité de chaque Fable de La Fontaine développée et prouvée par un trait historique ou biographique.
En publiant le La Fontaine en action, nous n'avons qu'un but, c'est de vulgariser l'admirable morale des maximes du grand fabuliste, en les appuyant d'un exemple qui les fixe plus facilement et plus profondément dans l'esprit des jeunes gens ; c'est en un mot de leur venir en aide pour qu'ils fassent d'eux-mêmes l'application de la règle, et profitent des excellents conseils de cet écrivain immortel. Les exemples choisis, se rapportant pour la plupart aux grands faits historiques , la suite....

Origine des fables de Jean de la Fontaine.
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Franc-Nohain:
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Il choisit Nohain comme nom en hommage au cours d'eau traversant Donzy, lieu de ses vacances d'enfance. Avec André Gide et Pierre Louÿs , il fonde "Potache revue" la suite.... .

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