Haut facile est pravis innatum mentibus, ut se
Muneribus dignas suppliciove putent.
Forte canis quondam, nullis latratibus horrens,
Nec patulis primum rictibus ora trahens,
Mollia sed pavidae submittens verbera caudae,
Concitus audaci vulnera dente dabat.
Hunc dominus, ne quem probitas simulata lateret,
Iusserat in rabido gutture ferre nolam.
Faucibus innexis crepitantia subligat aera,
Quae facili motu signa cavenda darent.
Haec tamen ille sibi credebat praemia ferri,
Et similem turbam despiciebat ovans.
Tunc insultantem senior de plebe superbum
Adgreditur tali singula voce monens:
Infelix, quae tanta rapit dementia sensum,
Munera pro meritis si cupis ista dari?
Non hoc virtutis decus ostentatur in aere,
Nequiciae testem sed geris inde sonum.
Ce n'est pas chose facile ni naturelle aux esprits de travers de se rendre compte s'ils ont mérité une récompense ou un châtiment. Un chien avait l'habitude, non pas d'aboyer en hérissant son poil, ni non plus dès l'abord de montrer ses dents dans une gueule large ouverte, mais au contraire de se battre doucement les flancs d'une queue timide. Il arriva que, quelqu'un l'ayant excité, il se mit à lui donner hardiment des coups de dents. Son maître, pour que sa fausse bonhomie ne trompât personne, avait ordonné que cet animal irritable portât au cou une marque qui le fît connaître. Il lui fait donc attacher au moyen d'un collier une sonnette d'airain qui produit un tintement et qui, facilement agitée, doit avertir de prendre garde. Le chien cependant s'imaginait que cet objet lui était donné à titre de récompense et regardait avec mépris la foule de ses semblables en prenant des airs de triomphe. Alors un ancien de la gent canine, apostrophant l'orgueilleux qui les insultait, lui donna en peu de mots cette leçon : « Malheureux ! quelle folle illusion t'ôte le bon sens, si tu veux croire que c'est comme récompense de tes services qu'on te donne cette sonnette ! Ce n'est pas un hommage à ton mérite qu'elle représente; c'est au contraire le témoignage de ta malice que tu portes sur toi avec le son qu'elle rend.
Epistula
1 - de nutrice et infanti
2 - de testudine et aquila
3 - de cancris
4 - de vento et sole
5 - de asino pelle leonis induto
6 - de rana et vulpe
7 - de cane qui noluit latrare
8 - de camelo
9 - de duobus sociis et ursa
10 - de calvo
11 - de ollis
12 - de thesauro
13 - de hirco et tauro
14 - de simia
15 - de grue et pavone
16 - de quercu et harundine
17 - de venatore et tigride
18 - de quattuor iuvencis et leone
19 - de abiete ac dumis
20 - de piscatore et pisce
21 - de luscinia
22 - de cupido et invido
23 - de Baccho
24 - de venatore et leone
25 - de fure et parvo
26 - de leone et capella
27 - de cornice et urna
28 - de rustico et iuvenco
29 - de viatore et fauno
30 - de apro et coco
31 - de mure et tauro
32 - de pigro Tyrinthium frustra orante
33 - de ansere ova aurea pariente
34 - de cicada et formica
35 - de simiae gemellis
36 - de vitulo et bove
37 - de leone et cane
38 - de pisce et focis
39 - de milite veterano
40 - de pardo et vulpe
41 - de olla cruda
42 - de lupo et haedo
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La ville et la campagne, enfin tout; il n'est rien-
Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a."






