de asino pelle leonis induto.

Metiri se quemque decet propriisque iuvari
Laudibus, alterius nec bona ferre sibi,
Ne detracta gravem faciant miracula risum,
Coeperit in solitis cum remanere malis.
Exuvias asinus Gaetuli iam forte leonis
Repperit et spoliis induit ora novis.
Aptavitque suis incongrua tegmina membris,
Et miserum tanto pressit honore caput.
Ast ubi terribilis aramo [sic] circumstetit horror,
Pigraque praesumptus venit in ossa vigor,
Mitibus ille feris communia pabula calcans
Turbabat pavidas per sua rura boves.
Rusticus hunc magna postquam deprendit ab aure,
correptum vinclis verberibusque domat,
Et simul abstracto denudans corpora tergo,
Increpat his miserum vocibus ille pecus:
Forsitan ignotos imitato murmure fallas,
At mihi, qui quondam, semper asellus eris.
Nullum praemissis vincere posse minis.

Le Paysan et l'Ane.

  On doit s'apprécier à sa mesure et se contenter de son mérite personnel sans s'approprier les avantages d'autrui, de peur de devenir profondément ridicule une fois dépouillé d'un éclat d'emprunt et réduit de nouveau à ses seuls défauts. Un âne trouva une peau de lion de Gétulie, se couvrit la face de cette dépouille étrange, adapta à son corps cette enveloppe qui lui convenait si peu et chargea sa tête de malheureux d'apparences si prestigieuses. Mais, dès que autour de l'âne régna la terreur et que dans ses membres paresseux se fut répandue une vigueur imaginaire, il foule de ses pieds les pâturages communs des bêtes paisibles et alarme dans leurs prairies les génisses craintives. Un paysan le reconnaît à ses longues oreilles, le prend dans un licol et le réduit en lui donnant des coups. Puis, lui ôtant la peau du lion, il laisse nu le misérable animal et lui adresse ces reproches : « Peut-être ceux qui ne te connaissent pas se laisseront-ils tromper par un rugissement imité; mais pour moi, comme jadis, tu seras toujours un pauvre âne.



 

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Portrait biographique de Jean de La Fontaine . Sa jeunesse.
— Jean de la Fontaine naquit, le 8 juillet 1621, à Château-Thierry. Son père était maître des eaux et forêts, et sa mère, Françoise Pidoux, fille d'un bailli de Coulommiers. Son éducation paraît avoir été fort négligée; on lui laissait lire, à l'aventure, tout ce qui lui tombait sous la main; et, de bonne heure, il prit l'habitude d'obéir à son caprice ou aux impressions du moment. Quelques livres de piété prêtés par un chanoine de Soissons ayant ému son imagination, il crut d'abord qu'il avait du goût pour l'état ecclésiastique ; et, vers sa vingtième année, il entrait à l'institut de l'Oratoire, puis au séminaire de Saint-Magloire, à Paris1. Mais il s'aperçut vite de sa méprise, et en 1641 revint chez son père, la suite....

La continuation des Mille et une Nuits.
Avant de parler de la continuation des Mille et une Nuits qu’on publie aujourd’hui, il est nécessaire de dire quelque chose de l’original arabe, et de la partie déjà traduite par M. Galland.
Les manuscrits complets des Mille et une Nuits sont rares, non-seulement en Europe, mais même en Orient ; et tous ne se ressemblent pas exactement. La Bibliothèque Impériale de Paris possède deux exemplaires des Mille et une Nuits, qui sont tous deux fort incomplets. la suite ...

La Moralité de chaque Fable de La Fontaine développée et prouvée par un trait historique ou biographique.
En publiant le La Fontaine en action, nous n'avons qu'un but, c'est de vulgariser l'admirable morale des maximes du grand fabuliste, en les appuyant d'un exemple qui les fixe plus facilement et plus profondément dans l'esprit des jeunes gens ; c'est en un mot de leur venir en aide pour qu'ils fassent d'eux-mêmes l'application de la règle, et profitent des excellents conseils de cet écrivain immortel. Les exemples choisis, se rapportant pour la plupart aux grands faits historiques , la suite....

Origine des fables de Jean de la Fontaine.
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Franc-Nohain:
Maurice Étienne Legrand, dit Franc-Nohain, né le 25 octobre 1872 à Corbigny et mort le 18 octobre 1934 à Paris, avocat, sous-préfet, écrivain, librettiste, poète.
Il choisit Nohain comme nom en hommage au cours d'eau traversant Donzy, lieu de ses vacances d'enfance. Avec André Gide et Pierre Louÿs , il fonde "Potache revue" la suite.... .

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