GALLAND (Antoine), Orientaliste, professeur d'Arabe au collège royal, et membre de l'académie des Inscriptions, naquit en Picardie, au village de Rolat, en 1646. De parents pauvres, se tira de l'obscurité par ses talents pour les langues orientales, vint à Paris à l'âge de 15 ans continuer ses études au collège du Plessis; il suivit les cours de langues orientales au collège de France, accompagna M. de Nointel, ambassadeur à Constantinople, fit avec le même le voyage de Jérusalem, revint de Syrie en France, et repartit bientôt après pour l'Orient pour y aller chercher des médailles dont il avait fait une collection lors de son premier voyage.
Après avoir fait un voyage dans le Levant pour se fortifier dans la connaissance des langues orientales, il revint à Paris, où il fut admis à l' académie des Inscriptions, et en 1709 il obtint la place de professeur au collège royal. Ces voyages le perfectionnèrent dans la connaissance de l'arabe et des mœurs musulmanes.
Galland mourut en 1715, à l'âge de 69 ans, à Paris, le 17 février 1715.
Ses principaux ouvrages sont :
-
Traité de l'origine du café , 1690 , traduit de l'arabe.
- Relation de la mort du Sultan Osman, et du couronnement du Sultan Mustapha traduit du Turc.
- Recueil des maximes et des bons-mots tires des ouvrages orientaux.
-
Les mille, et une nuits.
- La préface de la bibliothèque orientale de d'Herbelot, qu'il continua après la mort de ce savant.
- La traductuction des Fables de Pilpay et Loqman.
Certains disaient de lui :
" Il était simple dans ses mœurs et dans ses manières, comme dans ses ouvrages. Il ne se proposait dans ses livres que l'exactitude, sans se mettre en peine des ornemens. Il aimait l'étude avec passion, et s'occupait peu des besoins de la vie ."
Préface historique d'Antoine Galland par Jules Janin.
Avez-vous un conte plus amusant, une histoire d'un plus vif intérêt, un poème plus rempli d'imagination., que ce conte, cette histoire, ce poème : les Mille et une Nuits? C'est le livre de l'enfant, c'est le livre du jeune homme, c'est aussi le livre du vieillard. L'enfant y retrouve, dans leurs plus naïfs développements, les récits magnifiques de sa nourrice ; le jeune homme y suit, à perdre, haleine, toutes les fraîches et transparentes passions de l'Orient et le vieillard, revenu de toute illusion, s'amuse encore de ces illusions sans fin et sans cesse, les seules qui ne l'aient pas trompé, tant la poésie est chose réelle ! Quel est donc ce livre qui convient ainsi à toutes les positions de la vie, que la jeune fille peut ouvrir sans danger, et qui passe ainsi de main en main comme ferait quelque poème national ?
Ce livre, à son origine, est rempli de mystères, le nom de son auteur est inconnu. Vous avez lu, dans tes Mille et une Nuits, l'histoire de ce vase trouvé au fond de la mer : on ouvrait le vase, et, tout d'un coup, au milieu d'une épaisse fumée, vous voyiez sortir un géant ! vous avez lu aussi l'histoire de cette cassette de cristal dont la clef était d'or : on ouvrait la cassette, et soudain vous voyiez sortir quelque belle fille, brune ou blonde, mais à coup sûr souriante, jolie, aimable, couverte d'une gaze transparente, le cou chargé de perles, la tête couverte de diamants, le pied nu, la main effilée, légère comme une abeille ; et bien ! voilà l'histoire des Mille et une Nuits. C'est le vase caché dans la mer, d'où s'échappe le géant ; c'est la précieuse cassette de cristal d'où s'élance la jeune fille de l'Orient ; la grâce et la force, la moralité et la fiction, la fable et l'histoire, le songe et la veille, les génies et les hommes, l'ange et le diable, le bon et le mauvais principe toutes les passions, toutes les chimères, toutes les vertus, tous les mensonges, voilà ce chef-d'œuvre auquel on ne peut rien comparer dans aucune langue, pas même les vers de l'Arioste Le peuple arabe est un peuple de poètes conteurs ; la poésie leur vient en naissant, et, dans cette vie de repos et de fatigues, ils n'ont pas d'autre joie, après l'amour, qu'un récit bien compliqué et bien rempli de toutes sortes de passions et d'aventures. Il faut que l'Arabe conte, comme il faut que le gondolier de Venise .chante. L'Arabe a des contes pour toutes les positions de la vie, joie ou douleur, ruine ou fortune, maladie ou santé-, il allège ses douleurs en contant, il augmente sa joie en contant; le conte, c'est le rêve tout éveillé de l'Arabe, c'est sa vengeance et. son admiration, c'est son, blâme et sa louange. Il place dans ses contes le bon prince ou le mauvais ministre, et il leur fait jouer un rôle digne d'eux. Sous la tente, dans la ville, sous l'arbre qui se couronne de feuilles au bord de la source limpide, et dans le désert de sable brulé du soleil; au milieu du palais de marbre et d'or et sous le chaume, que demanda l'Arabe? un conte! un conte bien fait, c'est-à-dire bien étrange, bien merveilleux ; et alors il écoute, mollement bercé par cette langue harmonieuse, qui est l'italien de l'Orient.
Mais, ces contes charmants improvisés sous la tente, caprices fantastiques de quelque poète vagabond, qui passaient ainsi de bouche: en bouche, de méritoire en mémoire, comme fait la tradition, comment les réunir épars ça et là, sous tant de palmiers, au bord dotant de sources diverses, sur les murs renversés de tant de villes, en ruines? Quel savant infatigable voudra vouer sa vie à la recherche de toute cette fugitive poésie éparpillée sur le sol arabe, comme la poussière? et, en même temps, quelle main sera assez délicate pour les cueillir sans dommage, ces fleurs réjouissantes du désert, ces fruits savoureux de l'oasis, ces perles tombées de l'imagination orientale? Quel hardi courage osera pénétrer dans les murailles impénétrables du harem, et là, caché derrière le rideau de pourpre et d'or, pendant que les femmes de Sa Hautesse se baignent dans la tiède vapeur de l'eau de rose, prêter l'oreille à ces chastes et incendiaires narrations d'amour? et même, en supposant un esprit assez exercé pour comprendre ces cent mille passions, une science assez grande pour pénétrer dans cette éclatante obscurité de la poésie arabe, une volonté assez persévérante pour les poursuivre dans les lieux inaccessibles où ils se réfugient, ces contes merveilleux, quel homme osera les reproduire dans notre langue? quel sera l'écrivain assez habile, assez fin, assez railleur, assez enthousiaste, assez passionné, assez naïf, assez grand coloriste, pour nous les faire connaître dans toute leur originalité native, ces contes des Mille et une Nuits, si difficiles à retrouver, à comprendre, à traduire? C'était là en effet un des plus excellents tours de force que pût se proposer parmi nous la patience, l'érudition, le style et l'esprit français.
Antoine Galland, le savant le plus populaire qu'ait eu la France., savant aussi populaire qu'un grand romancier qui serait en même temps un grand poète, fut le premier qui découvrit pour nous, dans les sables et les déserts de l'Arabie, ce monde enchanté d'héroïsme, de féerie et d'amour. Il fut le Christophe Colomb de cette terre d'émeraudes et de topazes, d'or et de soie, incessamment habitée tant d'heureux génies et par tant de belles femmes, houris conquises sur le paradis de Mahomet. Le premier, il aborda cet Eldorado poétique, dont l'entrée nous était défendue, comme nous est défendu le harem
de Sa Hautesse. Et pourtant, avant de s'emparer de ces royaumes au ciel de rubis, aux mers chargées de perles, aux rivières dont le sable est d'or, par quelles misères et par quels travaux infatigables il lui fallut passer ! Il y a dans Les Mille et une 'Nuits l'histoire d'un voyageur qui , après mainte fatigue, arrive au bord d'un torrent qui gronde en écumant. Au - dessus du torrent, s'élève un pont fragile au milieu du chemin se trouve un éléphant de pierre. « Qui que tu sois, dit une belle inscription en langue arabe , si tu veux voir de grandes choses, prends dans tes bras cet éléphant de pierre, traverse ce pont fragile, cette onde écumante, et marche tout droit ton chemin! » Et le pèlerin fait ainsi qu'il est dit. Il emporte l'éléphant; il traverse l'abîme; il grimpe la montagne, il arrive au sommet de la montagne. Aussitôt le pont s'écroule; l'éléphant de pierre pousse un grand cri. Soudain se présente une ville; un peuple en sort, et le courageux voyageur est nommé roi d'une cité dont la plus humble chaumière est plus grande que le Louvre, dont le plus humble faubourg est plus riche que Paris.
Telle est l'histoire d'Antoine Galland. Lui aussi, avant d'arriver à son royaume, il avait traversé bien des misères, il avait eu à porter, non pas seulement un éléphant de pierre, mais, ce qui est plus difficile encore, il avait eu à supporter la misère, ce lourd fardeau si écrasant pour l'enfance qui demande de la science et du pain. Galland était né en 1646, dans un petit village de la Picardie, bien loin, comme vous voyez, des beaux paysages où se promène en souriant la sultane Scheherazade, ce grand poète. A quatre ans le petit Galland n'avait plus de père, sa mère restait seule avec sept enfants, je ne dis pas à élever, mais à nourrir. La Providence, qui n'est guère prodigue des intelligences supérieures, mais qui en revanche n'aime pas à les voir se perdre, faute d'un livre et d'un morceau de pain, quand plie s'est mise en frais pour elles, vint au secours du petit pâtre, comme elle est venue au secours de Sixte - Quint, au secours d'Amyot, au secours du bon Rollin, au secours de tous les pauvres enfants qui n'avaient que du génie. Un bon chanoine de Noyon et le principal du collège de la même ville, deux hommes bienfaisants qui n'ont pas dit leur nom, devinèrent que dans ce petit orphelin, qui avait six frères, il y avait peut-être un homme. Ces deux bienfaiteurs s'associèrent pour élever le petit Galland à leurs frais. Mais, hélas! à quatorze ans le pauvre écolier perdit encore ses deux bienfaiteurs. Ils moururent en même temps l'un et l'autre, car sans aucun doute celui qui eût survécu aurait accepté de grand cœur l'éducation entière de leur protégé, comme sa part la plus précieuse dans l'héritage de son ami. Voici donc que le jeune homme est forcé de quitter son collège, ses études commencées, et de dire adieu au long espoir. Il revient dans la cabane de sa mère, en regrettant ces belles et fortes études de l'antiquité qui à peine avaient commencé à se montrer à ses yeux éblouis. Hélas ! à cet âge, notre écolier ne savait encore assez de latin, assez de grec, assez d'hébreu, que pour regretter toute sa vie d'avoir été arraché à ses études. Cependant sa mère était pauvre, ses frères avaient faim , il fallut qu'Antoine, pour vivre, se mît à labourer la terre, honorable travail, mais triste travail pour un enfant qui avait déjà lu Virgile, Homère, le roi David, dans leur magnifique langage. Les Bucoliques et les Géorgiques ressemblent si peu à ce pénible travail de la campagne en Picardie ! La réalité était si loin de la poésie ! La véritable charrue et les bœufs véritables, les troupeaux véritables, et les bergers véritables, ressemblent si peu à la charrue, aux bœufs, aux troupeaux et surtout aux bergers de Virgile! Quand il fallait rentrer le soir dans ce pauvre village, l'enfant cherchait en vain la joyeuse fumée qui s'échappe de la cabane de Tityre, et dans la chaumière il cherchait en vain le lait, les noix, le raisin, le fromage, les doux trésors des bergers de Virgile ! La poésie et la science s'accordent si peu avec la réalité!
Le jeune Galland à quinze ans, au milieu des rudes travaux des champs, était donc comme le premier homme, quand il fut chassé du paradis terrestre. Il regrettait son collège si tranquille, ses maîtres si bons, ses condisciples si joyeux, et surtout cette science de chaque jour qui lui venait avec son pain de chaque jour, comme la manne qui tombait dans le désert. A la fin, ces cruels souvenirs de son enfonce heureuse l'emportèrent sur les nécessités de son enfance misérable. Il résolut d'aller chercher au loin la science, sans laquelle il ne pouvait vivre. Il partit donc. Il embrassa ses frères ; il demanda la bénédiction de sa mère, et, à peine vêtu, il arriva à Paris, où il ne connaissait personne. Je me trompe : la Providence l'attendait à Paris, et aussi une vieille servante, qui était la tante de Galland, et un vieux prêtre dont l'enfant savait le nom pour l'avoir entendu souvent prononcer par le bon chanoine, son premier protecteur. La bonne femme fut bien étonnée, quand elle vit ce neveu qui lui venait, tout exprès, pour apprendre l'hébreu, le grec et le latin. Cependant elle le reçut comme eût fait sa mère. Il faut si peu aux pauvres gens pour s'aider et se secourir! Le vieux prêtre chez qui se présenta Galland, quand il fut un peu vêtu, s'émut au souvenir du chanoine de Noyon, et il reçut comme un père cet enfant qui se recommandait . de ce nom chéri. Ainsi les bonnes âmes se tiennent par des liens invisibles; grâce à Dieu, il y a appui et solidarité entre les bons bien plus encore qu'entre les méchants. Galland fut sauvé par le vieux prêtre, ami du chanoine de Noyon, comme Sixte-Quint fut sauvé par un prêtre, comme Amyot fut sauvé par un prêtre, le bon Rollin aussi sauvé par un prêtre. Le sous-principal du collège du Plessis trouva à l'enfant autant d'intelligence que de résolution et de cœur, et il lui donna rang parmi, ses élèves. Voilà notre Antoine qui se remet de plus belle à l'étude, et qui bientôt nage en pleine eau dans ce fleuve sans rivage de l'antiquité classique. Bientôt du collège du Plessis et devenu un grand humaniste, il passa sous la loi du savant et infatigable docteur Petitpied, l'honneur de la Sorbonne. Ce fut à l'école de ce grand maître qu'Antoine Galland puisa d'abord cette première passion pour l'Orient qui devait le conduire à de si grandes découvertes. Il suivit avec l'ardeur d'un néophyte les cours du Collège royal, et l'Orient lui apparut comme un phare, vers lequel il devait marcher sans s'arrêter jamais . On croît que l'Orient est une découverte moderne. Nos grands poetes ont pour mot de ralliement — l'Orient ! Il y en a qui ont intitulé leurs poésies — les Orientales ! Nous sommes à la recherche de l'Orient, comme si l'Orient n'avait pas été découvert ! M. de Chateaubriand a fait un admirable voyage en Orient, M. de Lamartine aussi. Il n'y a pas vingt vers français ou non français dans lequel aujourd'hui on ne parle de l'Orient. Jamais on ne s'est tant occupé de l'Orient que de nos jours. Je crois pourtant qu'on s'en occupait plus utilement au temps du docteur Godouin et du docteur Petitpied. En ce temps-là, le temps qu'on passe aujourd'hui à faire des points d'exclamation sur l'Orient, on l'employait à apprendre l'hébreu, lecture, l'arabe, et tous les dialectes de l'Orient.
Le docteur Godouin fut le dernier maître de Galland. M. Godouin était professeur d'hébreu au collège de France. Il est l'auteur d'une grammaire hébraïque qui n'a pas été imprimée. Ce fut M. Godouin qui proposa au marquis de Nointel, ambassadeur à Constantinople, le jeune Galland pour secrétaire. M. de Nointel; fils de magistrats , destiné à être magistrat lui-même, avait fait de bonne heure de fortes et sévères études ; il était donc capable d'apprécier le mérite du jeune homme que lui proposait M. Godouin. Il accepta avec empressement sèment ce jeune et habile secrétaire, qui déjà savait les langues de l'Orient comme sa langue maternelle. Quand M. de Nointel fut envoyé à Constantinople par te roi Louis XIV, le but de sa mission était surtout de protéger la religion catholique et les saints lieux, de renouveler les anciennes relations de commerce entre la France et la Turquie, d'obtenir le rétablissement des échelles du Levant : ainsi c'était à la fois une mission commerciale, politique et de controverse religieuse. Le jeune Galland fut chargé par son ministre de remplir toute la partie dé ses instructions qui se rattachait à la grande dispute entre Arnauld et le ministre Claude. Quelles disputes, si fort oubliées aujourd'hui et pour lesquelles le roi de France envoyait des ambassadeurs à la Sublime Porte ! Dans ses conférences avec les prélats grecs, Galland apprit en peu de temps la langue vulgaire, ce grec corrompu, qui finira peut-être par être la langue d'un grand peuple, et il sut tirer de ces prélats de nombreux renseignements et de nombreuses attestations sur les Sujets qui étaient en France la matière de si grandes querelles. :Ainsi , dans cette ambassade de M. de Nointel, chacun s'était divisé le travail. L'ambassadeur avait pris pour lui la représentation et l'éclat , devoir obligé des ambassadeurs du roi de France ; il avait laissé à Galland l'étude et les recherches scientifiques. Pendant que de Nointel se faisait rendre, à force de courage, les honneurs qui lui étaient dus, Galland, parcourant les monastères et les églises ; se livrait à ses investigations de toutes, les heures. M. de Nointel signait des traités de paix avec le grand vizir; Galland retrouvait, copiait et traduisait des inscriptions, oubliées et perdues, Nointel était l'ambassadeur de Louis XIV ; Galland était l'ambassadeur des solitaires de Port-Royal. La mission était difficile , et grave. Il s'agissait de savoir si les grecs, les arméniens, les cophtes, et les autres communions orientales séparées de l'Église d'Occident croyaient en effet a la présence réelle de Jésus-Christ dans l'eucharistie et à la transsubstantiation, et s'ils adoraient, du culte de latrìe, Jésus-Christ présent dans le saint-sacrement. Or il se trouva que ces diverses communions avaient sur ce mystère la même croyance que l'Eglise catholique. Galland en remit les preuves entre les mains de son ambassadeur , qui les envoya à Louis XIV, et le roi, en roi très-chrétien, fit déposer à la Bibliothèque royale ces pièces importantes , que le jeune orientaliste avait obtenues des différents patriarches et docteurs de l'Orient. Telle fut la première découverte de Galland.
Dans vos réponses soyez polis et affables. Ici vous êtes chez vous, ce site est fait pour vous, participez, réagissez, enfin faites comme chez vous. Merci.
blog comments powered by








"J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique,-
La ville et la campagne, enfin tout; il n'est rien-
Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a." 



