J'avais conçu, mon charmant papa , l'opinion d'avoir pour mon logis un trou obscur à S.-Victor , au bas du pays latin. Mon goût m'y portait; mais l'abord-du canton m'a paru allarmant. Chacun a sa raison, ou son motif, bon ou mauvais, pour agir. Plus ou moins d'or à Paris contraint l'inclination; un pouvoir sonnant fait la loi qu'on doit subir, pour choisir du blanc , du noir ou du gris. Un climat trop haut ou trop bas produit, m'a-t-on dit, tantôt un air lourd, froid , malsain , tantôt un air trop vif. Il faut pourvoir à tout, avant d'avoir pris mon parti pour oui ou pour non. J'approfondirai mon local. J'irai pour savoir si l'on m'a Fait un rapport vrai du canton Victorin. J'ai cru qu'un fauxbourg lointain irait à ma
situation. L'on y vit sans façon, à l'abri d'un tas d'oisifs, à coup sûr importuns ; sauvons-nous d'un poison si fatal, etc.,. etc., etc.
Extrait du livre de :
Gabriel Peignot - Amusemens philosophiques - 1824.
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"J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique,-
La ville et la campagne, enfin tout; il n'est rien-
Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a." 



