Pierre-Jean de Béranger né le 19 août 1780 à Paris, mort à Paris le 16 juillet 1857 est un chansonnier français. Lettre de Beranger à Pierre Lachambeaudie.
Vos deux fables sont charmantes, Monsieur, et je suis fier que l'une d'elles me soit dédiée, si aventurée que soit la comparaison que vous voulez bien faire du rossignol au vieux chansonnier. Je ne me suis jamais cru qu'un pauvre oiseau, et ne sais trop encore de quelle espèce. Au moins suis-je de ceux qui aiment à saluer les belles voix et les doux chants. Voilà pourquoi j'ai cherché des échos pour les engager à répéter le bien que je pensais de vos fables, et je suis heureux qu'un d'eux vous ail redit mes paroles.
Je ne me rappelle plus trop, Monsieur, les conseils de vieillard que je vous ai donnés; mais ils devaient être excellents, s'ils ont contribué à vous faire faire le Moucheron et ta Mouche. Je crois plutôt que vous avez écoulé votre instinct de poète, et que vous faites a mon expérience plus d'honneur qu'elle ne mérite. Votre recueil a une telle supériorité sur la plupart de ceux que je connais, votre style porte si bien l'empreinte de l'étude de nos grands maîtres, que des conseils comme les miens ne vous sont pas nécessaires, et que je m'étonne que ce recueil ne soit pas aussi connu qu'il devrait l'être.
Je vous remercie de la jolie composition gravée que vous m'envoyez. Vous avez des amis qui vous comprennent; c'est un grand encouragement : c'est celui qui m'a aidé à traverser des années bien pénibles. Pour eux comme pour vous, je vous souhaite autant de bonheur que vous avez de talent.
Recevez, Monsieur, l'assurance de mon affectueuse considération.
dération.
Passy, 28 septembre 1842.
Les fables:
Le Grillon. (Chanson)
La Renoncule et L'Oeillet. (Fable)
Dans vos réponses soyez polis et affables. Ici vous êtes chez vous, ce site est fait pour vous, participez, réagissez, enfin faites comme chez vous. Merci.
blog comments powered by








"J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique,-
La ville et la campagne, enfin tout; il n'est rien-
Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a." 



